Budget quotidien Asie du Sud et Afrique

Je me décide à vous parler chiffre, j’ai beaucoup hésité car une liste de comptes n’est pas vraiment agréable à lire sur un blog, mais en fait c’est intéressant pour moi aussi de fixer les choses et même de les lire sur le net ; quand je relis mes comptes fait ici l’année dernière me manque les détails… qu’en fait je ne calculais pas tout à fait de la même manière par manque de l’expérience que j’ai acquise ; ces détails sont aussi pour vous montrer pourquoi j’hésite entre deux continents : l’Afrique et l’Asie du Sud-Est.

Un impératif je ne dois pas dépasser 20 €/jour tout compris, même l’avion, les visas, les médocs, les vaccins, les assurances….

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Pourquoi je choisis l’Asie plutôt que l’Afrique

Un peu d’irrationnel dans ce choix, mais aussi du rationnel.

Un certain René Dumont écrivait en 1966 :l’Afrique est mal partie, je crains qu’à ce jour elle ne soit pas partie du tout. Et sans plagier Lenine, oserai-je dire Que faire ? nous, simples citoyens, n’y pouvons peu, tout est entre les mains des multinationales françaises et maintenant la Chine au premier rang qui se place pour son actuel et surtout futur manque d’énergie, et bien que l’article date de 2006, rien de nouveau ou plutôt une accélération de son urgence. L’Afrique est donc pillée plus ou moins selon les pays amateurs de ses richesses, et l’Afrique se laisse faire ou n’y peut pas grand chose oppressée en premier par ses dictateurs. Sa population fuit toutes barques à portée faisant l’affaire des plus entreprenants d’entre ses habitants. Eux-mêmes donc ne croient pas en l’avenir de leur pays et/ou continent. Alors comment nous, simples citoyens d’Europe, démunis de quelque pouvoir que ce soit, aurions nous une force à contre courant ?

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La crise financière, par Gérard Filoche et J-J Chavigné

Tout a commencé lorsque le piège tendu par les organismes de crédit hypothécaires du secteur des « subprime » s’est refermé sur les salariés pauvres américains.Aux Etats-Unis, les prêts immobiliers sont ventilés en trois catégories : « subprime », « non-prime » et « prime ». La catégorie des « subprime » correspond au niveau de solvabilité le plus bas de l’emprunteur, le plus souvent des salariés pauvres.Ces prêts sont accordés par un institut de crédit spécialisé ou par une banque commerciale. Ils sont garantis par une hypothèque. Ils fonctionnent comme un véritable piège : les premières années les mensualités de remboursement sont peu importante. Mais très rapidement le taux s’élève et peut atteindre 18 %. Nombre de salariés pauvres ne peuvent plus, alors, payer leurs mensualités.Ce système ne peut fonctionner, au détriment des salariés pauvres et au profit des banques, que dans un contexte de hausse des biens immobiliers. C’est, en effet, uniquement dans un tel contexte que les organismes de crédit sont assurés, grâce à l’hypothèque qui leur permet de faire vendre le bien, de récupérer leur capital et les intérêts déjà dus au moment où l’emprunteur n’arrive plus à payer ses mensualités.Mais depuis trois ans, les salaires stagnent et les taux de la Réserve fédérale (FED) sont passés de 2 % à 5,75 % augmentant d’autant les taux des prêts « subprime », variables et indexés sur les taux de la FED. Des emprunteurs de plus en plus nombreux ont donc cessé de payer leurs mensualités. Leurs logements ont été vendus aux enchères ce qui n’a fait qu’accentuer la baisse déjà en cours des prix de l’immobilier. Durant ces mêmes années, 1,2 millions d’Américains ont perdu leur logement et la situation ne fait qu’empirer en même temps que se dégonfle la bulle spéculative immobilière.Les arroseurs arrosésLes emprunts « subprime » n’ont pas été gardés dans le bilan des organismes qui les avaient accordés. Ces organismes ne se chargent plus, moyennant une commission, que de recouvrer les mensualités. Ces prêts ont été « titrisés » c’est-à-dire qu’ils ont été regroupés avec d’autres créances sur un instrument financier, le CDO (Collteralized Debt Obligation), et mis en vente sur les marchés financiers.Ces CDO ont été plutôt bien noté par les organismes de notation (Moodys’s, Standard and Poor’s ou Fich) et ont été achetés par des fonds de placement partout dans le monde. Ces fonds ont acheté ces CDO en toute connaissance de cause : ils voulaient « doper » le rendement de leurs produits grâce au intérêts exorbitants payés par les emprunteurs du secteur des « subprime ». Ces CDO se sont même retrouvés dans de très nombreuses SICAV présentées comme « sans risque » à leurs souscripteurs.Les organismes de prêts hypothécaires à risque (tel l’American Home Mortgage) ont été les premiers touchés par l’augmentation rapide des non remboursements de prêts « subprime » : il leur devenait difficile de continuer leur activité.Les fonds de placement ont suivi, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Australie, en France où, le 7 août, BNP-Paribas décidait de suspendre le calcul de la valeur liquidative de trois de ses fonds qui venaient de perdre plus de 20 % en un peu moins d’uns semaine.De la crise immobilière à la crise boursière en passant par la crise bancaireVendredi 10 août, tout s’est accéléré. Aux Etats-Unis, en Europe, les banques ne prêtaient plus qu’avec une extrême réticence aux autres établissements financiers. Elles avaient peur de ne pas être remboursés si ces établissements étaient trop engagés dans l’immobilier américain. Le taux interbancaire (taux auquel les banques se prêtent de l’argent au jour le jour) passait en quelques minutes de 4,10 % à 4,70 %. Il faut dire que la plupart des analystes financiers estiment a plus de 300 milliards de dollars l’engagement des banques dans le secteur des « subprime » alors que 3 milliards de dollars seulement ont pour le moment été identifiés. En quête de liquidités, les banques se précipitaient alors sur le marché monétaire, marché plus large que le marché interbancaire où seuls peuvent intervenir les institutions financières.La crise immobilière s’était transformée en crise bancaire et monétaire.

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