La maladie de Sachs de Martin Winckler

Et dire que ça a eu le prix Goncourt. Je crois bien que j’ai toujours évité les prix quelqu’ils soient. Durant les années 70/80 quand j’étais libraire, que les gens prenant un prix avec une bande rouge en général ils ne me demandaient pas ce que j’en pensais… j’aurais eu du mal à leur dire… si vraiment ils voulaient savoir ce que j’en pensais… avec hésitation je finissais pas leur conseiller autre chose et si le client paraissait plus curieux je finissais par lâcher le morceau : évitez les prix. Ils étaient déjà donné par intérêt financier parce que tel groupe voulait favoriser tel ou tel éditeur. Rien n’a changé. Vous voyez souvent des petits éditeurs avoir un prix ? ça arrive… mais si peu souvent.

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Ceux qui savent et les autres…

Je ferai un article spécifique pour parler du dernier livre de Philip Roth – Exit le fantôme, Gallimard, 2009, 326 pages – que j’ai trouvé sur une étagère de Chiang mai (cette qualité là est rare…… sans doute que les touristes apprécient d’autres sortes de lecture, en fait comme la majorité des Français). Il se trouve que Philip Roth ne tient pas en grande estime ceux que je décrivais ici comme « psychorigide ». Il n’emploie pas ce terme, mais il décrit bien mieux que moi ce qu’il en est. C’est Philip Roth. Il s’agit d’un homme de 72 ans qui se fait ces réflexions face à un autre d’environ 30 ans (Kliman) :

(…) c’est moi qui était curieux, curieux de voir jusqu’à quel point il allait se montrer têtu et sûr de son fait. Sans aller jusqu’à prendre des accents directement belliqueux, le ton conquérant de sa voix montrait qu’il était prêt à livrer bataille. Je retrouvais là, de façon inattendue, quelque chose de moi à peu près au même âge, comme si Kliman avait imité (ou, ce qui semblait maintenant approprié, parodié exprès) la manière que j’avais de foncer bille en tête à l’époque de mes débuts. Tout y était : la sévérité brutale du jeune mâle plein de sève, l’absence totale de doute quant à la justesse de son propos, l’aveuglement né de la présomption et la certitude vertueuse de savoir reconnaître l’essentiel. (…). Face à un obstacle, la réaction immédiate de vouloir le réduire en miettes. Ce sont ces jours pleins de bravoure et de panache où vous n’avez peur de rien et où vous ne pouvez qu’avoir raison. Et c’est vous, et vous seul, qui avez raison.Le jeunot invulnérable qui se croit un homme et qui brûle de jouer un rôle important. Eh bien, qu’il le joue. Il verra bien. (…)

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Exit le fantôme de Philip Roth

Pourquoi finalement ai-je lu si peu de livre de cet auteur ? sans doute que je n’en trouve pas à la bibliothèque où que j’oublie d’en acheter. Je me suis promise de réparer cette erreur en rentrant en France. Il faut dire que le premier livre dont j’avais entendu parlé de lui – Portnoy et son complexe – était par un homme de 30 ans assez imbu de sa personne qui ne jurait que par ce livre. J’étais libraire, c’était années 70. Je le voyais peu venir et il me prenait de haut… je n’ai jamais su pourquoi… enfin si : je n’avais pas lu « Portnoy et son complexe ». Quand je connus le sujet de ce livre (la sexualité masculine et son obsession) je n’étais pas enthousiasmée, j’ai lu, vers cette époque « Lui et moi » de Moravia sur le même sujet qui était mené drôlatiquement, « lui » étant son sexe. Un m’avait suffi… bien que pas ennuyé.

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Les gens civilisés de France … qui voyagent

Ils vont ils viennent, ils sourient ou pas, mais quand ils causent parfois il faudrait mieux être sourd. Eux ils savent…tout…surtout des pays qu’ils ont traversé en 10 jours tel le Canada dont ils savent comment ils sont avec leurs Indiens…mais oublient comment ils traitent eux-mêmes leurs immigrés… tout tout tout de comment en 3 jours à Bangkok vivent les Thaïlandais. Eux ils savent et vont vous en apprendre sur les autres car ils savent tout sur tout… sauf sur eux et leur pays.

Ils critiquent les Indiens qui ne tiennent pas la porte devant les femmes mais oublient – ou n’ont jamais su – que chez nous en France pays de la civilisation – la bonne, la seule – où un Homme tient la porte aux dames… ces Hommes tuent leurs femmes – plusieurs par semaine – par des coups portés sur elles, que les salaires des Femmes – encore elles – ne gagnent quoiqu’on fasse que 70 % du salaire des Hommes à capacité égale ou même supérieure…

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