Piqûre de rappel : Vietnam, sa pauvreté, sa vitalité, ses femmes

Hier soir, valse hésitation pour le choix du programme télé à regarder : la 7 Jean Moulin incarné par Berling, un des grands acteurs de sa génération et qui en plus reste des plus modestes, la 3 Faut pas rêver au programme le Vietnam ; cette dernière je ne la regarde que rarement car je la trouve un peu trop survolante, pour l’esthétique, j’ai peur qu’ils me défigurent l’image que j’ai gardé dans le coeur du Vietnam, la pub qu’ils en ont faite toute la semaine ne parlait que de rizières vertes, je connais, cela me vaut-il vraiment de tenter de gâcher une soirée rien que pour voir des paysages ? finalement j’opte pour cette dernière.Et je ne regrette pas. Ils ont très peu montrer le promis et ce fut tant mieux, la pub n’était que racoleuse, le reportage dura 2 heures durant lesquels je ne m’ennuyai pas une minute. Ils parlèrent des gens, de la pauvreté, de la vie, de la guerre restant en blessure dans les coeurs des femmes qui l’ont vécu 30 ans durant, souffrant en perdant des pères, maris, fils, frères, et aussi, ce à quoi je n’avais pas encore suffisamment pensé, dans leur corps par la dureté de la vie dans les rizières où elles faisaient tout à la main, courbées en deux, avec la peur au ventre des avions qu’on entend au loin et qui font courir vite vite dans un abri creusé à 25 m de profondeur, protégeant l’enfant le plus proche avec elles même s’il n’était pas le leur.

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