Quand j’ai été en Chine en 1965 dans le transibérien et mon wagon : Siné. J’avais bien sûr entendu parler de lui, il était déjà célèbre en France. J’étais timide à l’époque, mais nous allions dans son compartiment échanger, ou se retrouver au wagon restaurant essayer la nouvelle bouffe du jour de la contrée traversée, dont du lait de jument que je n’essayai plus jamais : infecte pour notre palais. Mais il y avait mieux à se mettre sous la dent : du caviar, de la vodka,Durant tout le voyage il cherchait quel genre de dessin il allait faire sur le thème de la Chine. A l’époque il dessinait des chats.Enfin, un matin à Pekin au levé il nous informa de sa trouvaille : un chat allait, dans une bulle, dire : « mao ». Il envoya donc à ses copains en France ce dessin sur une carte postale. On n’y pensa plus.Quelques jours plus tard, au rendez-vous du matin pour monter dans le car qui nous amenait voir : une usine, un hopital, une commune populaire… pas de Siné. Où est Siné ? Pas dans sa chambre non plus. A-t-il été faire un tour dans la ville sans chaperon ? Il en était bien capable ; à l’époque aucun touriste ne pouvait se balader seul, sans « guide », interprète, contrôleur politique. On oublia Siné, et on fit notre journée de visite.
Les touristes intéressants et intéressés par les pays qu’ils visitent
Il m’arrive – trop ? – souvent de critiquer certains types de tourisme : ceux qui courent partout et veulent voir un pays grand comme la France en 2 semaines, visiteraient-ils la France en ce laps de temps ? je pense qu’ils ne l’envisageraient même pas, mais pour un pays de culture différente de la … Lire la suite