Le programme de Syriza en 40 points : la sortie de la crise est à gauche !

Audit de la dette publique et la renégociation de raison d’intérêt et la suspension des paiements jusqu’à l’économie a relancé et le retour de croissance et d’emploi. Exigez l’Union européenne de modifier le rôle de la Banque centrale européenne pour qu’elle finance les États et les programmes d’investissement public. Augmenter l’impôt sur le revenu à … Lire la suite

Hénin-Beaumont : faux tracts Mélenchon par le FN et proches

De faux tracts anonymes «Votons Mélenchon» écrits «approximativement» en arabe – de gauche à droite au lieu de droite à gauche – ont été glissés dans les boîtes aux lettres de la 11ème circonscription du Pas-de-Calais. Deux hommes se présentant, selon des militants du Front de Gauche, comme des militants du Front national ont été … Lire la suite

Sociologie du vote FN à la présidentielle 2012

Pour la deuxième fois de la Ve République, un socialiste est élu président. Mais avec un total des voix de gauche de 43,76 %, alors qu’en 1988 cette même gauche faisait 49,12 %. L’écart n’est pas anodin.

L’abstention au premier tour est de 20,5 % alors qu’elle a été de 15,8 % en 1974, 18,9 % en 1981 et 18,6 % en 1988. De ce point de vue encore, l’écart n’est pas anodin. Pire encore, ce pourcentage monte à plus de 30 % dans la classe des employés et des ouvriers.

La classe des ouvriers et employés est totalement dispersée sur l’échiquier politique. Le premier contingent se réfugie dans l’abstention (plus de 30 %), le second vote extrême droite (moins de 30 %).

Géosociologie des territoires et sociologie du vote

Parce que les partis de gauche n’ont pas pris la mesure de la nouvelle géosociologie des territoires qui voit la classe des ouvriers et des employés en forte augmentation dans les zones rurales et périurbaines, en faible diminution dans les banlieues et en forte diminution dans les villes centres, le FN a surtout progressé dans les zones rurales et périurbaines. La faiblesse du discours républicain laïque et social de la gauche en général en est la cause. Pourtant, la lutte contre la fermeture des hôpitaux et maternités de proximité et des bureaux de poste a montré la voie. Il convient pour la gauche et particulièrement le Front de gauche d’être le fer de lance de la lutte contre la désertification en matière de services publics dans les zones rurales et périurbaines.

Le vote en faveur du FN est un vote de classe (d’un point de vue sociologique) sans conscience de classe. Ce sont les prolétaires les plus atomisés et les plus isolés (y compris d’un point de vue géographique en zones périurbaines et rurales) qui ont voté massivement pour Le Pen. On peut faire un parallèle entre l’analyse que faisait Marx de la classe paysanne et cette partie du prolétariat.

Marx, dans Le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte, décrivait les paysans comme

une masse énorme dont les membres vivent tous dans la même situation, mais sans être unis les uns aux autres par des rapports variés

incapable d’agir collectivement comme une classe consciente de ses intérêts, donc impuissante et réduite à s’en remettre à un homme providentiel.

C’est un peu l’état dans lequel se trouvent ces prolétaires, isolés face à leur patron, pris à la gorge par des crédits, relégués loin des centre villes, et dont l’abrutissement télévisuel fait souvent office de seul lien social avec l’extérieur.

Pour qui votent les sympathisants des syndicats ? Malgré une percée chez les salariés proches des syndicats, le FN séduit essentiellement des travailleurs hostiles ou indifférents aux syndicats. Le FN fait 12 % auprès des sympathisants des syndicats : 9 % parmi les proches de la CGT, mais 25 % parmi les proches de FO (qui regroupe essentiellement des ouvriers et employés, notamment des fonctionnaires de catégorie C).

Ce sont Hollande et Mélenchon qui font les meilleurs scores chez les travailleurs proches des syndicats : 43 % pour Hollande et 19 % pour Mélenchon. Sans surprise, Mélenchon fait ses meilleurs score chez les sympathisants de la CGT (39 %), de Solidaires (39 %) – où il fait presque jeu égal avec Hollande – et de la FSU (31 %), alors que Hollande fait ses meilleurs scores chez les sympathisants de la CFDT (56 %) et de l’UNSA (49 %).

Il est difficile de tirer des conclusions sur le vote Poutou, compte tenu du faible score et de la taille limitée des échantillons. Néanmoins, Poutou semble réaliser des scores nettement supérieurs à sa moyenne chez les proches de Solidaires (8 % ) et de FO (6 % ).

Le cœur de l’électorat de Hollande : les couches supérieures du salariat

L’évolution de l’électorat du PS est très nette : en 1988, Mitterrand faisait un score supérieur à sa moyenne chez les ouvriers et employés. En 1995, Jospin faisait son score moyen chez les ouvriers et employés. Depuis, l’électorat ouvrier a décroché du vote PS :11 % en 2002 (merci Jospin, Aubry, Strauss-Kahn…), 21 % en 2007 et 2012, soit nettement moins que le score moyen du PS. En revanche, le PS réalise depuis 2002 ses meilleures performances chez les cadres (34 %) et les couches moyennes intermédiaires (35 %).

Il est donc totalement erroné d’affirmer, comme le fait le démographe Emmanuel Todd, que le PS a reconquis ou est en voie de reconquérir l’électorat populaire. Il est même frappant de constater à quel point l’immense rejet de Sarkozy dans les classes populaires n’a pas du tout profité au PS. Mais Todd, qui soutient Hollande tout en pourfendant l’euro et le libre-échange (comprenne qui pourra !), s’illusionne complètement en prédisant un « tournant de 1983 à l’envers », c’est-à-dire une rupture de Hollande avec l’Europe libérale pour pouvoir mettre en œuvre une véritable politique sociale au service des classes populaires.

Le cœur de l’électorat de Sarkozy : les vieux et les patrons. En 2007, le coeur de l’électorat de Sarkozy était déjà les patrons (grands et petits) et les retraités. Contrairement à une légende, la majorité des ouvriers (54 %) et des employés (51 %) avaient déjà voté contre Sarkozy au 2e tour de l’élection. Néanmoins, en 2012, si Sarkozy conserve un soutien important chez les patrons (74 % chez les patrons proches du Medef ou de la CGPME), les retraités, et les cadres, il baisse fortement chez les employés et ouvriers(18,5 %). Globalement, seuls 20 % des salariés actifs ont voté pour Sarkozy.

Vote Mélenchon : petite percée dans les classes populaires. Mélenchon a su percer dans les classes populaires (renouant en partie avec l’ancien électorat du PC) mais son électorat reste globalement assez bien réparti entre les différentes catégories sociales. Chez les ouvriers et employés, il mobilise environ 13,5 % de la classe votante.

Les couches populaires: leur dispersion

Comme le montre le livre de Patrick Lehingue (1), alors que les employés constituent près de 30 % de la population active, ils ne sont que 1,3 % des députés. Les ouvriers qui comptent près de 25 % des actifs ne sont que 0,5 % des députés. A contrario, les couches moyennes supérieures représentent 15 % dans le pays et 83 % des députés (96 % pour l’UMP).

Et pendant ce temps-là, nos moralistes à la petite semaine ne voient que les discriminations que pour les ethnies, les religions et les femmes. Mais combien de fois la « gauche sociétale » s’est-elle émue de la représentation des ouvriers et des employés alors qu’ils sont plus de 53 % de la population ?

Patrick Lehingue ajoute que « pour la représentation des classes populaires, la France est revenue au niveau de 1885 »… A fortiori, bravo la gauche depuis 1981.

Cet affaiblissement de la représentation populaire a été de pair avec la montée des professionnels de la politique. Les attachés parlementaires, les chefs de cabinet, les conseillers en communication, etc. représentent 14 % des députés – alors qu’ils sont évidemment 0,0001 % dans la population.

Patrick Lehingue précise auprès du journal Fakir :

D’autant que les instruments qui permettaient ces trajectoires ont été supprimés. Pour moi, le PC a perdu sa spécificité – et a accéléré son déclin – avec la fermeture des écoles du Parti, à l’époque de Robert Hue. C’était quoi, ces écoles ? C’était la possibilité, pour des ouvriers ayant arrêté leurs études, pour cause d’échec scolaire ou plus souvent parce que leurs parents ne pouvaient pas suivre financièrement, d’avoir une seconde chance, d’acquérir une culture politique, de manier l’argumentation, bref, de lutter à armes égales avec leurs adversaires, les classes dominantes.

Voter, ça ne sert à rien ?

Là, vient se surimposer l’impact des médias et la nature de la démocratie.

Les couches populaires souffrent du fait que nous sommes de moins en moins en démocratie et de plus en plus dans un régime représentatif. Le débat qui faisait rage lors de la Révolution française est comme assoupi aujourd’hui. Sieyès déclarait qu’il fallait un gouvernement représentatif tout en combattant la démocratie. Aujourd’hui, c’est Sieyès qui a gagné. Une fois élus, les représentants n’ont que faire de ce que pense le peuple. C’est bien pourquoi la plupart des hommes et femmes politiques se moquent de la sous-représentation des couches populaires. Ce qui leur importe est le gouvernement représentatif à la Sieyès et l’alternance vers un autre gouvernement représentatif. C’est pourquoi, si la gauche veut reconquérir les couches populaires, il importe de remplacer le gouvernement représentatif par la démocratie. Pas la démocratie directe de Rousseau, dont lui-même admettait l’impossibilité sur de grandes entités, mais la démocratie du peuple où celui-ci peut intervenir, y compris après l’élection des élus (c’est ce qu’esquissait Condorcet). Pourquoi pas le référendum d’initiative populaire ou la possibilité de révoquer les élus à mi-mandat comme au Venezuela ?

Ecoutons encore Patrick Lehingue dans son interview à Fakir :

Quant aux médias, la seule question qui vaille pour eux, c’est « qui va gagner ? », « qui sera en tête à l’issue du premier tour ? », « qui sera le troisième homme » (ou femme…) ? La véritable politique (la discussion sur les bilans, les promesses – tenues ou pas – , la vision du monde que l’on désire, les programmes et propositions pour s’en approcher, la hiérarchie des questions les plus importants à résoudre…) cède le pas au spectacle d’une course de chevaux. Le jeu l’emporte sur les enjeux.

N’oublions pas aussi qu’il y a d’après l’INSEE 10 % de la population non inscrite sur les listes : 16 % des chômeurs, 16 % des emplois précaires font partie de cette catégorie. Autant nous sommes contre le vote obligatoire, autant nous pouvons estimer que tout le monde devrait être sur les listes. Ne serait-ce que pour avoir le vrai chiffre de l’abstention.

À gauche : comment retrouver le peuple ?

D’abord, « ça n’a jamais été naturel et acquis que les ouvriers votent pour des représentants du mouvement ouvrier.

Ça supposait tout un travail syndical, politique, de mobilisation de l’usine jusqu’au domicile. Or, on a assisté, non pas à une disparition, mais à une dispersion des classes populaires.Une dispersion du travail, avec la casse des grandes entreprises, mais aussi une dispersion géographique ». Dans « les corons miniers de ma petite enfance, les gens vivent là où ils travaillent. Il y a une continuité de l’existence, qui rend le travail politique plus simple : pour les mineurs, ne pas voter pour ces gens-là, qui sont au milieu d’eux, qu’ils fréquentent au bistro, à la ducasse, c’est trahir le groupe auquel ils appartiennent tous les jours avec quand même un travail d’encadrement sur le terrain qui, de fait, n’existe plus… Combien reste-t-il de sections locales ? dans les entreprises ? travaillant dans des quartiers populaires ? » (Aujourd’hui, en France, le taux de syndicalisation avoisine les 6 % . Dans le privé, pour les deux tiers des entreprises, il n’y a rien du tout…)

Source Gauche républicaine, le 19 mai 2012

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Syriza au pouvoir en Grèce ? vous croyez tous au père Noêl

Je lis partout sur le net (enfin celui que je fréquente, donc pas les réacs de tous poils (1)) que Syriza a toutes les chances d’avoir la majorité dans les prochaines élections grecques.

Moi je serre les fesses (c’est pas correct ? je m’en fous). Comment le dire autrement ? Ah si : j’ai du mal à y croire (mais c’est moins imagé).

Pourquoi ?

C’est simple je me suis faite avoir une fois. Un certain 29 mai 2005 où nous obtenions une victoire inattendue de 55 % de NON, après une campagne acharnée de tous les médias et journalistes ayant pignons sur rue. Nous étions si joyeux, nous n’en revenions pas, tout comme les Grecs récemment d’avoir mis Syriza à 17 %.

Château de Montretout

Quelle connerie. Ils n’en n’ont pas tenu compte. Ils (tous les politiques ayant quelques pouvoirs en France) se sont dépêchés (droite et gauche alliés – PS/UMP) de se mettre d’accord pour signer un nouveau traité intitulé traité de Lisbonne qui reprenait exactement ce dont nous ne voulions pas… mais cette fois ils se sont bien gardé de nous demander notre avis. Et le peuple français, bête comme chou, a continué à voter pour eux comme si de rien n’était. Ah mais pas tout le peuple. Le FN s’est renforcé, les électeurs croyant essayer quelque chose de neuf (tout aussi bête d’ailleurs car ils ont déjà gouverné des tas de villes avec désastre, et le père Le Pen sévit depuis les années 50 – qui dit mieux dans la classe politique ? en plus eux ils croient à l’hérédité, comme durant la monarchie, d’ailleurs ils habitent un château (2)).

Je ne vais pas vous énumérer toutes les conséquences positives de Syriza élu vous les connaissez. Non celles dont je voudrais vous parler ce sont des autres dont personne ne fait cas :

  • humiliation de Merkel
  • humiliation de tous les politiques Français
  • humiliation de toute la sphère financière du monde
  • humiliation de la BCE
  • humiliation du FMI
  • humiliation de leurs dirigeants passés et présents…
  • humiliation de toute la commission européenne
  • humiliation de tout le parlement européen (enfin sauf ceux qu’ils appellent les extrémistes de gauche)
  • révision nécessaire de l’endettement de tous les pays du Tiers monde
  • … que deviendrait Hollande et tout le parti socialiste français (enfin son immense majorité, car les nonistes se sont rangés pour la plupart – voyez Fabius, Peillon… font-ils référencent à leur campagne 2005 ? non ils s’empressent de faire oublier cette « erreur » de leur passé récent)

M’enfin tous ces braves gens ils ont un intérêt à ce que ça reste comme ça. Et ils changeraient de politique ? Car si Syriza obtient la majorité je vois pas tous les partis socialistes d’Europe changer brutalement de politique ou se faire virer par leurs adhérents ou électeurs.

En 1929, Roosevelt a été capable de faire une autre politique, certes, mais les EU n’avaient pas encore le pouvoir qu’ils ont actuellement, l’étalon or existait encore, ils n’avaient pas encore des bases partout dans le monde et l’OTAN…

Par contre l’Europe qui détenait encore le pouvoir sur la planète a du passer par une guerre qui embrasa le monde entier pour arriver à la raison.

La démocratie est appliquée tant qu’elle arrange les puissants.

Eisenhower avait refusé que les élections prévues aient lieu au Sud Viet Nam. Les Etats-Unis y commencèrent une guerre le 22 mai 1965 qui cessa le 30 avril 1975. Les conséquences n’ont pas arrêtées de faire souffrir les habitants. Un article vient de paraitre sur le Grand Soir.

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L’homme qui a tué Pierre Goldman, militant d’extrême gauche des années 70

C’est une information pour laquelle je suis particulièrement sensible.

Figure de l’extrême gauche des années 70, Pierre Goldman a été tué par balles, à bout portant, le 20 septembre 1979, place de l’Abbé Georges Henocque dans le 13 ème arrondissement de Paris, à quelques mètres de son domicile. L’assassinat de Pierre Goldman qui n’a jamais été élucidé avait été revendiqué, à l’époque, par une organisation d’extrême droite inconnue : Honneur de la Police.

Emmanuel Ratier indique que « Gustavo » n’était autre que René Resciniti de Says dit « René l’élégant », décédé à 61 ans, le 17 avril dernier.

« Maintenant qu’il est retourné à Dieu et étant sans famille connue, nous pouvons révéler que sous le pseudonyme de Gustavo, il s’était confié au journaliste Michel Despratx, expliquant comme il avait porté le coup de grâce à l’ancien chef du service d’ordre gauchiste de la Sorbonne, Pierre Goldman, ancien guérillero, braqueur, journaliste à Libération et soutien logistique d’ETA » écrit Emmanuel Ratier.

Ancien parachutiste

Camelot du roi et membre de l’Action française à 14 ans, René Resciniti de Says est un ancien parachutiste du 9 e RCP, puis du 6eme RPIMA. « Après cinq ans d’armée, il fut très amer contre ceux, Français, qui avaient donné la main au FLN durant la guerre et qui plastronnaient dans les média. Il participa à des actions spectaculaires contre ces traîtres, très en vue chez les ‘élites ‘ de gauche qui dominaient déjà le pays » indique pour sa part Olivier Perceval, dans le numéro de l’Action française (extrême droite maurrassienne) qui lui rend hommage.

René Resciniti de Says s’engagea dans les Phalanges libanaises, avant de rejoindre les mercenaires de Bob Denard et, comme le résume pudiquement l’Action française, il « participa à de nombreuses missions s’inscrivant dans le cadre de la politique française en Afrique » (cf le site des anciens de Denard ici).

« Gustavo » a donc désormais une identité. Pour autant le récit qu’il a fait de l’assassinat de Pierre Goldman reste à corroborer.

source Droites-extrêmes. Voir aussi Wikipédia pour sa biographie. Pleins d’autres sites en parlent : cgaggero, le mediateaseur, kuiv, poètes indignés,

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Fondation de Goldman, Sachs Corporation le 4 décembre 1928, d’après Galbraith

Préambule – Je suis en cours de reprendre des lectures faites années 70. J’en avais gardé l’esprit, mais les relire ces jours-ci prend un sens impossible à imaginer durant ces belles années !

Mes lectures sont orientées évidemment sur tout ce qui se rapproche des événements actuels, autant la crise, que la manière de l’aborder, que la venue de Hollande à la présidence… Vous en faire des synthèses n’est pas un petit boulot ! Je vais faire mon possible. On nous dit que l’histoire ne se répète pas, certes, mais là si elle se répète en ce qui concerne l’économie libérale, les mêmes erreurs, les mêmes analyses libérales, les mêmes positions rigides des économistes, des gouvernants, enfin c’est ahurissant. Quant au Front Populaire je ne lis pas dans les boules de cristal.

Je commence par (re) faire connaissance avec Goldman Sachs et ses agissements (1). Je vous ferais bien des photos, mais je crois que c’est interdit pour le copyright. Ce qui suis est comment Goldman Sachs a toujours su comment gagner du fric :

Goldman, Sachs et cie fonde Goldman, Sachs Corporation (4) le 4 décembre 1928 (2). Émissions initiales de la Trading Corporation d’1 milliard de parts, toutes achetées par Goldman, Sachs et cie à 100 dollars la part, vendues à 104 $ la part.

samuel sachs
samuel sachs

Elle fusionna avec la Financial and Industrial Securities Corporation. Les avoirs 235 milliards $ reflètent un gain supérieur à 100 % en moins de 3 mois. La part de 104$ se vendait 136,50$ trois semaines plus tard, puis 222,5$ le 7 février.

William-Crapo-Durant
William-Crapo-Durant

Ce n’était pas que le public qui y contribuait, mais elle même qui s’achetait ses propres titres. Le 14 mars : 560 724 parts pour 57 021 936 $. L’achat augmentant la valeur. Puis elle revendit à William Crapo Durant, qui les revendit au public.

Le 26 juillet 1929, la Trading corporation unie avec Harrison Williams lance la Shenandoah corporation. Les titres émis initialement s’élèvent à 102 500 000 $ ils furent souscrit 7 fois. 2 millions furent acquis par la Trading corporation et 2 millions par Central States Electic corporation par Harrison Williams fondateur.

L’action Shenandoah émit à 17,50$… elle ferma à 36$ (plus tard elle descendit à 0,50 !)

Blue Ridge corporation apparut le mardi 20 août, capital 142 000 000$, fondée par Shenandoah. Sur 7 250 000 parts Shenandoah en souscrivit 6 250 000. Le jeudi Goldman Sachs Trading corporation annonce l’acquisition de Pacific American associates, capital 100 millions. En prévision d’une fusion Trading corporation émis 71 400 000$ d’actions en plus qu’elle échange contre des actions American Company, holding possédant 99% des actions de l’American Trust company.

Après cette activité d’un 1/4 de millard de $ en moins d’un mois (3) Goldman Sachs diminue son activité.

john kenneth galbraith
john kenneth galbraith

Galbraith commente :

Des titres de sociétés de placement furent offerts en plus grand nombre en septembre 1929 qu’en août – le total se situant au-dessus de 600 millions de dollars. Cependant, le lancement presque simultané de la Shenandoah et de la Blue Ridge devait marquer l’apogée de la nouvelle ère financière. Il est difficile de ne pas s’émerveiller de l’imagination qui avait entrainé cette folie gigantesque. S’il doit y avoir folie, il vaut mieux lui donner des dimensions quasi héroïques.

Des années plus tard eut lieu ce dialogue devant une commission du Sénat des Etat-Unis :

Le sénateur Couzens : est-ce que la Goldman Sachs and company a créé la Godman Sachs Trading corporation ?

M. Sachs : oui monsieur

Gouzens : Et elle a vendu ses actions au public ?

Sachs : une partie. Les firmes achetèrent au départ 10% de l’émission totale pour la somme de 10 000 000$

Couzens : et les autres 90 % furent vendus au public ?

Sachs : oui monsieur

Couzens : à quel prix ?

Sachs : à 104. C’est à dire les anciennes actions… Les actions étaient fractionnées à deux contre un

Couzens : Et quel est le prix des actions maintenant ?

Sachs : approximativement 1,75.

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Les parachutages RN et de la famille Le Pen

Je me souviens bien de leur désastre pour les habitants dans les communes de Toulon, Vitrolles, Orange. D’autres volontaires ? En général pour arriver à l’équilibre, ils suppriment toutes les associations, les piscines, terrains de sport, aménagements divers pour l’amélioration de la vie des habitants. Ainsi les frais de gestion devenant nuls, il ne reste … Lire la suite

Au cabinet Hollande, Emmanuel Macron est un ex Rothschild, pour les questions économiques

Les ministres sont nommés. Pour l’instant peu de remarques, ces nominations sont « normales ». La seule chose remarquable pour moi, femme, est la parité totale qui me satisfait pleinement. Il a mis au gouvernement quelques nonistes qui ne sont pas pour me déplaire, je ne sais comment ils vont s’entendre avec Moscovici libéral convaincu… nous resterons … Lire la suite