Le même nom, une homonymie qui tombe bien ! Hier soir je me suis attardée jusqu’à 2 heure du matin pour voir Sonate d’automne. Je ne regrette pas. Le film est de 1978, je ne l’avais pas revu depuis, j’ai donc pu le revoir avec un regard neuf.D’abord j’étais collée au visage d’Ingrid Bergman. Dieu que je l’ai aimé, admiré ; surprenant je ne la reconnaissais pas. Je ne comprenais pas pourquoi : le souvenir avait tout transformé. J’ai une photo d’elle en grand (ainsi que Bowie et Gainsbar) où elle est encore dans toute sa beauté de milieu de vie.Comme j’ai été heureuse de voir des rides sur le visage d’une actrice, comme elles m’énervent toutes avec leur visage lisse, comme j’ai pu m’identifier à Ingrid, ce qui m’est impossible avec les autres (sauf Moreau qui est moquée !). Quelle civilisation nous vivons où nous allons atteindre 80 ans couramment sans les marques de la vie ! Révolte ! Nous avons besoin de voir les marques de la vie sur le visage des femmes qui nous accompagnent à travers les films. Comment s’identifier à des femmes tellement hors de notre vie avec des visages lisses que seulement les riches pourront se payer ! J’ai pu me reconnaitre en Ingrid, vieillissante, comme moi, ridée, comme moi.Le regard sur moi dans mon miroir est très difficile, et je l’évite. Avec elle je me voyais, et je me souviens comme je ne voyais pas ses rides il y a 30 ans, comme je la trouvais belle avec juste raison : tous les sentiments et les émotions apparaissent mieux, la vie est là présente, elle n’était pas du carton.Quant au film lui aussi je l’ai vu d’un regard neuf. Je me souviens que je voyais Liv comme ayant raison contre une mère absente. Hier soir je l’ai trouvé cruelle et totalement égoïste, ce qu’elle reproche à sa mère… comme quoi avec les Bergman on peut s’identifier à l’un ou l’autre selon l’humeur. C’est du Shakespeare : tout est dit de ce qu’on ne dit jamais dans la vraie vie, et qu’on garde en soi non-dit, qui tourne dans la tête après la mort de ceux à qui c’est destiné…Ingmar Bergman m’a initié au grand cinéma en même temps que Esenstein dont on ne parle plus. Il n’existe plus de grands à ces hauteurs maintenant, me trompe-je ?Le même nom, une homonymie qui tombe bien ! Hier soir je me suis attardée jusqu’à 2 heure du matin pour voir Sonate d’automne. Je ne regrette pas. Le film est de 1978, je ne l’avais pas revu depuis, j’ai donc pu le revoir avec un regard neuf.D’abord j’étais collée au visage d’Ingrid Bergman. Dieu que je l’ai aimé, admiré ; surprenant je ne la reconnaissais pas. Je ne comprenais pas pourquoi : le souvenir avait tout transformé. J’ai une photo d’elle en grand (ainsi que Bowie et Gainsbar) où elle est encore dans toute sa beauté de milieu de vie.Comme j’ai été heureuse de voir des rides sur le visage d’une actrice, comme elles m’énervent toutes avec leur visage lisse, comme j’ai pu m’identifier à Ingrid, ce qui m’est impossible avec les autres (sauf Moreau qui est moquée !). Quelle civilisation nous vivons où nous allons atteindre 80 ans couramment sans les marques de la vie ! Révolte ! Nous avons besoin de voir les marques de la vie sur le visage des femmes qui nous accompagnent à travers les films. Comment s’identifier à des femmes tellement hors de notre vie avec des visages lisses que seulement les riches pourront se payer ! J’ai pu me reconnaitre en Ingrid, vieillissante, comme moi, ridée, comme moi.Le regard sur moi dans mon miroir est très difficile, et je l’évite. Avec elle je me voyais, et je me souviens comme je ne voyais pas ses rides il y a 30 ans, comme je la trouvais belle avec juste raison : tous les sentiments et les émotions apparaissent mieux, la vie est là présente, elle n’était pas du carton.Quant au film lui aussi je l’ai vu d’un regard neuf. Je me souviens que je voyais Liv comme ayant raison contre une mère absente. Hier soir je l’ai trouvé cruelle et totalement égoïste, ce qu’elle reproche à sa mère… comme quoi avec les Bergman on peut s’identifier à l’un ou l’autre selon l’humeur. C’est du Shakespeare : tout est dit de ce qu’on ne dit jamais dans la vraie vie, et qu’on garde en soi non-dit, qui tourne dans la tête après la mort de ceux à qui c’est destiné…Ingmar Bergman m’a initié au grand cinéma en même temps que Esenstein dont on ne parle plus. Il n’existe plus de grands à ces hauteurs maintenant, me trompe-je ?