Je ne suis pas encore remise. Au fil des heures je m’aperçois que j’étais en cours de changer toute la direction de ma vie. C’est en évolution de chaque jour, je ne sais pas jusqu’où ça va me mener. Cela a commencé, insidieusement au lendemain du premier tour, mais ce n’était pas joué, j’avais encore peur qu’il passe, la propagande est tellement bien faite, depuis que Hollande est élu je sens mes orientations de vie se mouvoir vers ce que je veux, moi, vraiment, pas influencées par une nécessité absolue que j’avais d’aller à rebours avec toutes mes petites forces de tout ce qui se passait dans ce pays qui est le mien et où je me sentais en tel inconfort.
1- J’ai voté Hollande alors que j’étais décidé à m’abstenir
Hollande ne répondant aucunement à mes idées politiques ou économiques, moi je suis de gauche depuis toujours, pas lui.
2- Ces jours-ci je m’aperçois qu’une dentiste a démoli ma dentition :
- arrachages inutiles,
- appareil nul dont les dents ne se joignent pas, je ne peux plus manger, je suis en cours de démarche pour porter réclamation auprès de l’assurance.
J’ai été indulgente avec cette dentiste. Pourquoi ? mais parce qu’elle était d’origine Maghrébine et qu’en contre point de Sarkozy j’avais besoin de montrer que tout le monde n’était pas raciste en France, si bien que je me suis montré d’une indulgence aveugle et mortifère pour moi.
3- adhésion à un parti politique et reprise du militantisme
Je n’ai rien contre une adhésion, ça permet d’être informé au plus près. Mais militer, non je n’en n’ai plus aucune envie, je l’ai fait des dizaines d’années dans ma vie, j’ai d’autres activités à avoir qui m’enchantent bien plus dans mes années de retraite (j’en parlerai dans d’autres articles). Écrire des articles sur ce blog me suffit parfaitement et déjà me demande plusieurs heures par jour : pour les écrire il faut être informé, lire, se documenter.
Je n’ai jamais décidé librement de faire de la politique 24/24. C’est Sarkozy qui m’y obligeait. J’avais besoin de me battre avec toutes mes forces contre ces vents contraires et malsains. J’avais besoin de faire quelque chose en faveur de la démocratie de mon pays.
Ce retour en arrière pour le militantisme de terrain me pose un problème. J’ai promis des choses à des gens alors que je m’aperçois, qu’une fois Sarkozy dehors je n’ai aucune envie de reprendre des réunions, des discussions sans fin. J’ai besoin d’être là chez moi tranquille, de lire, d’écouter les infos, de m’occuper de mon jardin, de jouir de la contemplation de la nature que j’ai là sous les yeux.
4- Engagement dans les quartiers
Et pour ça je ne sais plus non plus où j’en suis. C’était la seule activité qui me plait vraiment, les contacts humains y sont chaleureux, simples et francs. Mais je ne sais plus où j’en suis, j’ai besoin de temps pour savoir ce que ma conscience et mes goûts me dictent, je suis totalement déboussolée.
5- les démarches indispensables que j’ai abandonné
J’ai en effet laissé tomber des démarches indispensables pour ma vie, je ne peux vous en parler là c’est trop personnel, mais hier j’ai recommencé à prendre les contacts et les rendez-vous que j’avais à prendre pour ma vie à moi que j’avais laissé tombé.
Donc Sarkozy m’a porté préjudice : je ne m’occupais plus de moi, j’agissais en fonction de lui.
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