Vieillir en restant fidèle à soi-même n’est pas toujours évident. Il manque des modèles le plus souvent, les vieux ne faisant pas la une des journaux concernant leur engagement politique. Sauf parfois des Morin (mais lui on ne sait plus de quel côté il penche vraiment), des Hessel, des Schwartzenberg et une femme Danielle Mitterrand qui le fut jusqu’au bout. Et voilà comment on est aidé pour continuer son chemin.
Dans la vidéo qui suit je vous recommande de l’écouter jusqu’au bout, car si Ruquier a voulu mettre en avant le 21 avril 2002, il est bien plus important de l’entendre, plus loin, dire ce qu’est être de gauche. Je vous rappelle qu’elle avait là autour de 85 ans. Ce qu’elle dit c’est qu’être de gauche c’est « un choix de société« , mais ne pas confondre avec des changements sociétaux comme il est de mise (voir Zapaterro, qui fit bien de faire les réformes du mariage des homos et pour l’avortement, mais oublia le principal : le peuple) ; la pensée unique, la croissance, l’argent sont des cultes endossés par la plupart de ceux qui…
extrait d’une interview dans le Journal du Dimanche du 30 octobre 2011 :
Vous qui êtes très critique à l’égard du capitalisme, comment analysez-vous la crise financière actuelle?
DM : Nous assistons à la fin d’un système. Il y a quinze ans, personne ne m’écoutait quand je fusillais le capitalisme. J’ai encore en mémoire l’incrédulité de Václav Havel, Ronald Reagan et Margaret Thatcher lorsque j’ai prononcé un discours très critique pour les dix ans de la chute du mur de Berlin. En 2009, lors d’une manifestation similaire, on avait semblé beaucoup plus réceptif à mes arguments. Ce qui était inaudible en 1999 prend tout son sens aujourd’hui.Soutenez-vous le mouvement mondial des Indignés?
DM : Cela dépend pour quoi ils s’indignent. Pour avoir leur part du gâteau, ou pour changer le monde? En France, la mobilisation est très timide. Peut-être à cause de ce vieux fond de soumission?
ML : En ce moment, on a du mal à descendre dans la rue en France, mais je sens que ça bouillonne en coulisses.
DM : Les jeunes révoltés d’aujourd’hui travaillent déjà au changement : ils œuvrent dans l’économie sociale et solidaire. Ils fabriquent entre eux des réseaux, en dehors des partis politiques.L’élection présidentielle de 2012 peut-elle changer les choses?
DM : [silence] On peut espérer.
ML : On croise les doigts, j’ai plein d’espoir.
Elle avait voté NON au TCE en 2005. Il paraitrait qu’elle était en accord avec le chemin de Jean-Luc Mélenchon, mais je n’en n’ai ni la preuve ni les références.
Finalement pour vivre vieux et en forme, mieux vaut garder son enthousiasme et son espérance de jeunesse.
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