Decider ou finir ses vieux jours

J’ai bien failli appeler cet article « que faire ? » mais bon un peu deplace. En effet je ne sais pas tres bien quelles decisions prendre concernant mon avenir.J’y ai pense un peu durant mon voyage, mais surtout depuis mon sejour prolonge a Chiang Mai. Cette question reste en suspens depuis mon arrivee dans un departement desertique (dont je prefere ne pas citer le nom, car ils rappliquent tous, et pas toujours avec de bonnes intensions, j’ai du fermer un blog specialise sur cette region pour un afflux d’insultes en tout genre, alors que je le faisais de bon coeur).Donc je suis nee en proche banlieue parisienne et ai vecu 50 ans de ma vie a Paris sur la rive gauche ou a l’est. J’aimais faire de longues marches dans les rues de Paris, toujours quelque chose a decouvrir, ou simplement a revoir. J’aimais aussi le Louvre ou j’y allais plusieurs fois par an ou dans d’autres musees. Et puis a Paris on a : tous les livres qu’on veut, faire des tas de rencontres (surtout dans les reunions politiques en tout genre), assister a des concerts, enfin je vais pas vous ennumerer tous les plaisirs de Paris, sans compter que ma vie y est inscrite dans ses murs.A Paris aussi de la nature : les Buttes-Chaumont, le parc Montsouris, le bois de Vincennes, etc… On peut vivre sans vehicule, tous les transports en commun vous amenent ou vous voulez pour pas chere et rapidement. Bien sur si je veux faire le tour de la France ou de l’Europe il me faudrait une voiture… ou une moto ?Me voila en province depuis mon chomage, debut les annees 90. Et la j’en ai ma dose. La premiere raison en etait surtout financiere et cette raison n’a pas change, sinon que j’ai la securite de la retraite. Aussi faut que je travaille si je veux survivre aussi bien economiquement que moralement, je ne sais pas ne rien faire, j’ai besoin d’avoir l’esprit occupe a quelquechose entrain.En province je donne des cours de soutiens scolaires et d’informatique. Trouverais-je la meme chose a Paris ? Je vends sur e-bay des choses que je trouve dans les vides-greniers de province, pas sure qu’a Paris je trouve les memes prix…J’ai un peu marre de la petitesse de l’esprit des gens de la province francaise qui croient tout savoir… oui chaque centimetres carres de 10 km a la ronde, et la vie de chaque personne qui y vit, leur vie y est juge, soupese, observee, critiquee… enfin tout ce que je deteste de l’etre humain en concentre.A Paris on a l’anonymat et donc la liberte. Mais tout y est plus chere et supporterai-je de vivre dans un petit studio, moi qui suis devenue claustro ? et qui ait besoin de mettre un pied dehors a chaque minute ou presque de la journee ?La vieillesse pauvre et solitaire est d’une tristesse sans nom, que faire ? Je sais on peut faire deux colonnes et des notes a chaque parti prendre… mais les choses sont irrationnelles et ne sont pas vraiment chiffrable.

  • Paris : liberte, anonymat, ma vie dans ses murs, ballades a pied, musees, rencontres,
    • mais : vie chere, minuscule studio, ou loin du centre…
  • Province : la nature a sa porte, son jardin,
    • mais : une maison a entretenir toujours et encore, les voisins pas toujours joyeux : jugement permanent et regard sur soi, aucune vie culturelle, aucune rencontre

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