Deux courants dans la révolution tunisienne

Ces jours-ci coexistent deux courants :

  • les « purs et durs » qui ne veulent plus aucun personnel de l’ancien gouvernement
  • les plus « doux » qui ne les refusent pas pour le gouvernement provisoire

J’hésite moi-même.C’est bien d’être pur… mais le réalisme n’est pas mal non plus :Les opposants sont le plus souvent hors du pays depuis très longtemps ou de toute façon tenus hors de toutes décisions et actualité, ceux-là ne sont plus vraiment en phase avec la Tunisie actuelle. Les anciens du gouvernement ont « l’avantage » de connaitre les affaires en cours. Les opposants ont tout à apprendre sur comment on gouverne un pays.Je pense qu’il faut trouver le moyen de faire un passage de ceux qui connaissent les affaires en cours à ceux qui ont tout à apprendre.Il faut savoir que tous les gens qui sont dans les organisations qui font tourner le pays étaient là, forcément, pendant Ben Ali… du plus haut au plus bas échelon, soit tous les fonctionnaires, les flics, les ambassadeurs, etc…L’exemple qui a mal tourné est l’Irak : le parti Baas a été mis hors de tout, bien sûr il y avait l’occupation américaine, mais enfin il s’en est suivi un bordel monstre qui dura des années…

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