Papandréou prit dans l’ultimatum des accords entre Merkel et Sarkozy tente d’en sortir par le haut.
Merkel a fait pire qu’un ultimatum, elle a prévenu avec menaces – de quoi d’ailleurs on ne sait, c’était du genre « tu vas voir si tu n’obéis pas » sans contenu. Et Papandréou se sert de cette menace comme d’un boomerang, renvoie à l’envoyeur. Et là c’est toute l’Europe qui prend froid.
L’Europe dérive depuis la CECA, mais les peuples n’y ont prêté garde

C’est une drôle d’Europe qu’on a construit depuis le début des années 50, la CECA, charbon-acier. C’était bien pour l’échange des matières premières et industries dès le départ. On pensait toujours qu’il fallait bien commencer par un bout, car nous sortions d’une guerre épouvantable, suite à une autre 20 ans plus tôt. Nous ne voulions plus cette horreur. On nous promettait du confort, c’était tentant, de la chaleur, des biens pour le quotidien. Nous pensions que l’Europe après ce traumatisme anti-démocratique était guérie. Elle avait vu le fascisme depuis les années 20 progresser partout en Europe, nous, peuples, pensions que c’en était fini pour définitif. Une ère de confort et de bien-être s’ouvrait devant nous.
Nous, Français, nous avions les certitudes écrites dans le programme du CNR. C’était pour définitif la démocratie. Au plan international nous avions aussi les accords de Bretton Wood. C’était la base de la paix assurée au plan mondial. Les « petites » guerres
hors de notre continent n’étaient que des épis phénomènes après tout, l’important c’était la paix chez nous, en Occident. Mais ces accords n’ont pas tenu aussi longtemps que nous les pensions inamovibles, au-delà de la fin des années 50, du fait de l’Allemagne… qui avait sa grande peur de l’inflation. Et c’était bien cette Allemagne, pleine de son traumatisme, qui avait mit le monde à feu et à sang, qui risque bien de nous remettre dans cette même situation pour non-inflation possible cette fois. (pour voir la carte de la guerre froide cliquer pour agrandir)
L’Allemagne ne pense qu’à elle. Elle ne voit pas les autres. La Grèce par exemple qui a tout de même inventé la démocratie, qui a subi l’occupation 4 siècles durant des Ottomans, qui a subi les colonels par mesure de protection contre le communisme. Ce ne fut qu’en 1974 qu’elle put revoir la démocratie. L’Allemagne ne pense décidément qu’à elle-même. Et c’est la norme de cette Europe.
En France nous avons commencé à nous réveiller avec le NON au TCE. Ce qui ne servit de rien. Personne n’en tenu compte, et surtout pas ceux qui l’auraient du le plus : les socialistes. Ils avaient adopté pour définitif que la loi du marché est le meilleur chemin. Ils signèrent donc le traité de Lisbonne des deux mains.
Et le peuple est dans cette confusion totale, d’en avoir tellement assez de Sarkozy qu’il n’a pas l’air de voir que ce n’est que bonnet-blanc, blanc-bonnet, les sondages donnent Hollande gagnant pour 60 %. Alors qu’il continuerait exactement la même politique… simplement les paroles seraient différentes, pas le contenu de fond, juste l’emballage.

Nous avons peur. La peur est un sentiment irrationnel. La panique qui gagne les marchés est contagieuse sur les gouvernements qui se soumettent, alors qu’ils devraient se démettre.
Nous faut-il de nouveau une guerre pour que les gouvernants reprennent raison ?