La civilisation est de ne pas racheter un crime par un autre

Hier à la télévision un film d’Eastwood sur la peine de mort et un téléfilm sur le dernier condamné en France : Christian Ranucci.Les deux cas sont similiaires dans le fait que l’un est démontré non-coupable et l’autre jamais démontré coupable, le doute subsiste encore.A l’époque de l’affaire Ranucci appelée « le pull-over rouge », titre du livre de Gilles Perrault j’étais très émue par cet événement et j’étais à l’écoute de toutes informations concernant ce procès.J’avais nouvellement installée ma librairie quand un journal local me demanda de faire des articles sur un livre chaque semaine. Cette semaine-là venait de paraitre le livre de Perrault et donc j’embrayais aussitôt sur ce sujet. Mal m’en pris ! On me rabroua, refusa mon article et plus jamais on ne me demanda de faire un papier de critique de livre !Les teneurs de la peine de mort étaient (et sont dans d’autres pays) dans la confusion entre punir qui que ce soit coupable ou innocent pour « racheter » le mal fait à la victime. Ils en sont tellement aveuglés qu’ils ne cherchent pas à savoir si l’accusé est ou non innocent, non le principal est qu’il soit puni.Dans les Westerns on voit de telles scènes de pendaisons rapides, arrêtées le plus souvent juste à temps pour que l’innocent ne paye pas pour un crime qu’il n’a pas commis, en général un shérif arrête le crime en plaidant pour un jugement…Le plus souvent les partisans de la peine de mort ne s’arrêtent pas au détail de savoir si justice est faite, l’important pour eux est d’écouler leur haine et rancoeur sur le premier à leur portée.La civilisation est de ne pas racheter un crime par un autre.

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