L’effet de la baisse de la bourse de ce jour serait du à l’affolement ou lassitude ou plutôt perte de confiance des épargnants (1) qui déplaceraient leurs épargnes vers des livrets LEP, A, Codevi, assurance vie à taux fixe en revendant tout leur portefeuille d’actions.
L’origine de la crise est, comme je le disais là : … l’argent il est bien fabriqué par nous, les salariés, c’est bien nous qui produisons les biens et les services, alors ces bénéfices que vous empochez ils viennent de nous. Pour moi c’est la base. On nous vole à plusieurs niveaux :
- salaires ne correspondants pas au niveau de production
- et comme la société capitaliste dans laquelle nous vivons a besoin de notre consommation, on nous incite à emprunter pour consommer
- les prêts que les banques et organismes de prêts font, à qui le demande, à des taux très proches de l’usure, nommés « prêts à la consommation » à 20 %
- Tous nous recevons dans nos courriers des appels à emprunter, il faut quand même avoir le coeur bien accroché pour jeter directement chaque fois dans la corbeille à papier…
Incitation à consommer en empruntant
Le début de la crise fut le prêt à des personnes considérées comme insolvables des prêts pour devenir propriétaire, ces prêts sans prise de garantie des prêteurs, ont été transformés par les banques en titres revendus à d’autres banques ou porteurs divers pour gonfler leurs avoirs, le problème est qu’ils étaient mélangés à des produits sûrs, le tout emmelés dans une même enveloppe globale, et plus personne ne savait quel était le pourcentage de ces prêts à risque. La perte de confiance a commencé il y a deux ans et se nomme la crise des subprimes.
Des millions d’Américains couchent dans la rue, dans leur famille ou chez des amis, ils n’ont plus de chez soi. Ils auraient construits des immeubles à loyer modéré…On nous vante depuis des années la société de consommation, on est agréssé chaque heure du jour par des panneaux de pub, des publicités sur la télévision, dans tous les médias papiers. Les marchandises s’étalent dans les vitrines pour continuer cette tentation permanente, et bien sûr pour vous consoler de votre frustration permanente on vous propose de vous prêter pour vous combler dans tous vos désirs, désirs fabriqués par le système dans son ensemble.
Tout le capitalisme repose sur la consommation, les Etats-Unis en particulier n’ont plus d’industrie lourde, et achète à la Chine, à l’Asie, les biens de consommation qu’elle propose à ses citoyens. Le taux de croissance des Etats-Unis, meilleur que le notre, est basé principalement sur la consommation de ses citoyens.Et c’est ce que nous propose Sarkozy depuis son élection, il a un peu arrêté ces jours-ci.
Le capitalisme a des crises depuis qu’il existe debut du 19è siècle. Les crises sont plus ou moins violentes. On serait dans une crise aussi violente que celle de 1929 qui a abouti par une guerre mondiale, je ne nous souhaite rien de comparable, mais c’est un risque réel, dont peu parle pour ne pas faire peur un peu plus…
Dénationaliser est le contraire du remède
Il est remarquable que durant ce qu’on appelle les 30 glorieuses, pas de crises en Europe. Pourquoi ? tout simplement parce que les états avaient les rênes en main, que les plus grosses industries étaient nationalisées (charbon, sidérurgie, EDF, Renault, PTT…) et que l’état gérait au mieux de l’intérêt de tous et pas seulement de quelques milliers d’actionnaires et de PDG a qui on donne des milliards en salaires qu’ils échouent ou pas.Et dire que la politique de l’Europe actuelle est de dénationalisée ce qui nous – citoyens – appartient encore, pour parait-il que ces activités deviennent plus rentables… je crains que ce soit pour que de nouveaux actionnaires s’enrichissent un peu plus à nos dépends…C’est pour toutes ces raisons que j’ai voté non au référendum, et d’autres encore..
à Lire aussi l’article de Marianne Marianne 2 : la crise est d’abord celle de la mondialisation
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(1) si vous n’avez aucune économie pas la peine de vous effrayez… et de toute façon nous simples citoyens « normaux » ne devons JAMAIS acheter d’actions