Mais pas que l’Argentine dans ce cas, aussi l’Islande. Ils ont refusé de payer leurs dettes aux banques. Au fait et la Chine elle fait quoi ?
La Chine a fait l’inverse de ce que préconisent les autorités Européennes et le FMI : elle a remonté les plus bas salaires et renforcé le contrôle sur les banques en remontant leur coefficient de réserves obligatoires, ce qui limite leurs possibilités de spéculation. Elle commence à devenir infréquentable pour les industries européennes qui cherchent mieux (Bangladesh, et à venir l’Afrique)
Mais la Chine n’a pas fait l’erreur d’abandonner sa souveraineté monétaire aux banquiers privés.
L’euro joue exactement vis à vis de la Grèce, le rôle qu’à joué la parité peso /dollar sur l’Argentine : il l’étrangle totalement, sans qu’elle puisse en tirer aucun bénéfice, bien au contraire. Cette réflexion s’applique bien entendu également totalement à l’Espagne qui aurait déjà résorbé une bonne partie de son stock immobilier, si ses dirigeants avaient eu l’intelligence de comprendre que le maintien dans l’euro était bien la pire décision qu’ils puissent prendre, doivent-ils en sortir ou pas ? c’est le grand sujet de notre présidentielle 2012.
Sur les décisions qui conduisent inexorablement à des échecs, nos eurocrates et nos politiques n’en sont plus à une près .. Ils ont dû être privés d’un oeil : celui qui observe les solutions qui ont permis de se redresser comme l’Argentine ou l’Ukraine, ils ne savent que regarder celles qui échouent et qui l’ont déjà démontré.
Peut-être pourrait-on appeler çà : « l’attirance du vide ».
Les syndicats ne demandent pas assez la revalorisation des salaires, avec son pendant : la prise de participation de l’état dans les banques de dépôts – bien sûr après avoir séparer les activités de dépôts de celle de spéculation – pour sécuriser les avoirs que nous y avons (nos salaires, pensions, économies), et avoir un regard sur ce qu’ils font. Je ne dis pas nationaliser, pourquoi ? parce que pourquoi on payerait quelque chose à des privés qui se foutent de nous depuis trop longtemps, non les contrôler coûte moins cher et revient au même.
Depuis 1980 nous avons perdu 10 points de répartition du PIB, les 10 points ayant été enrichir les spéculateurs, alors que c’est nous et personne d’autre qui produisons les richesses du pays. Autrement dit ils nous volent tous les jours et en plus ils jouent à la roulette avec notre fric.
Pour en revenir à l’Argentine, les avis sont divergents, mais un fait est incontestable : 5 % de croissance depuis, de quoi nous faire rêver (en 2005, 9 %), la pauvreté qui représentait la moitié de la population juste avant la crise (2001-2002) a commencé à décliner.
Mais avant tout ne faudrait-il pas que l’audit de la dette française (et grecque) soit fait, raisonnablement, pour nous montrer si ces dettes sont légitimes, et ce qu’elles recouvrent ; en effet si ce sont des investissements (tels l’enseignement qui est pour l’avenir de la jeunesse) ce n’est pas irraisonnable et certainement pas une dépense des générations précédentes qui au contraire font preuve de raison en pensant à l’avenir.