Lisant un article et les commentaires sur un blog… à droite, au centre… enfin maintenant difficile de définir le « côté » enfin il avait l’air pro-Bayrou mais pas vraiment fixé en fait, et je vous donnerai pas son lien parce que c’est pas la peine de lui faire de la pub après tout… donc
ce tenant de blog répondant aux commentaires sur un billet « contestable » sur les solutions économiques qu’il propose, expliquait que Mélenchon était en quelque sorte un guignol, populiste, irréaliste et tutti quanti, on connait on a l’habitude.
Il reconnaissait qu’il y avait une dette, qu’elle était la cause de la finance, etc… ça commençait bien… mais ses solutions n’étaient que rembourser. C’t blague. Évidemment.
Bon rien d’intéressant, alors pourquoi j’en cause ? Ben parce que ce que j’en ressors c’est qu’en fait il a peur que ça bouge. C’est ça qu’il expliquait finalement : il a peur que si on rembourse pas ça fasse le bordel dans le pays. Sans doute qu’il aime le rangement ce brave homme, tout bien à sa place. Et que surtout le peuple reste immobile, les élites restent en place, l’oligarchie même pas la peine d’en parler, la finance … ben elle joue son rôle autant tout laisser en l’état. Bon bien sûr il y a de la misère en France. Mais bon c’est comme ça pi c’est tout. La Grèce ? c’est regrettable. Rien de plus.
La conclusion que j’en tire c’est que ces gens ont peur. Mais pas peur de continuer à payer des intérêts jusqu’à plus soif (soit pour toujours), pas peur que des gens ultra minoritaires dans le monde continuent d’engranger du fric encore du fric, non il a peur qu’il y ait un mouvement de contestations sérieux en France, et surtout que tout soit remis à plat.
Je suppose qu’il doit (en effet il a dit qu’il en avait une) avoir une position « honorable » dans la société et il a peur pour lui et les siens (au sens large, sa classe sociale).
Et donc cette peur que ça bouge je me demande quelle partie de la société ça peut recouvrir. J’aimerais vos avis là dessus.
De mon modeste point de vue je suppose qu’il y a deux sortes de gens qui n’ont pas peur, ou tout au moins peur si justement ça bouge pas :
- les gens qui n’ont plus rien à perdre et le savent
- les gens qui ont à perdre, mais « armés » d’une analyse claire de la situation parce qu’instruit, réfléchissant, analysant, leur conclusion est que pour assainir il faut tout changer et que finalement ils ont tout à y gagner.
- ces gens-là me font un peu penser au 4 août 1789. C’est l’aristocratie éclairée par les Lumières qui a fait tomber les privilèges.
Ma conclusion serait donc qu’il faut convaincre que le mieux c’est le changement.