Voilà que le moral est dans les chaussettes parce qu'(un peu) partout en France les élus du Parti communiste ne tiennent pas compte de l’existence du Front de Gauche ni des accords que nous avons passé pour faire équipe pour toutes les élections : décider ensemble du candidat(e)/s à présenter et des thèmes de campagne.J’ai ouvert un topic le 29-12 sur le site de l’autre gauche que j’ai intitulé : Le PC n’a rien n’a foutre du Front de Gauche, des tas de réponses arrivent mais pas de PC à ce jour (mais ça peut arriver à toute minute je ne désespère pas encore). Je l’avais ouvert pour faire un appel du pied, à la lecture incessante des infos (et des commentaires sur mon billet Les voeux de Sarkozy façon PC censurés) sur les PC qui « courent » tout seul/s.
Ça avait commencé dans mon département, on se disait que c’était l’élu du coin qui avait la tête dans le sac… mais sur le net on voit que c’est pareil partout… l’exception est rare et par contraste fait sauter de joie quand un accord se fait tous ensemble (par ex. dans le Doubs)
Quand on lit le billet de Noël de Jean-Luc Mélenchon, on constate que lui garde le moral, a-t-il les infos qui remontent de la base ? ou veut-il rester optimiste et combatif ? Je pense que c’est tout ça ensemble. Je ne vais pas vous répéter ici tous les qualificatifs que chacun emploie (moi comprise) à la limite de la politesse concernant cet état de fait de la part des PC (parce qu’en fait ce sont des accords en sous-main avec le PS qu’ils font comme depuis les années 70)… pour remettre un peu les pendules à l’heure continuons dans notre ligne qui est la seule valable.
Quand j’ai lu son billet j’ai retrouvé comme je me sens en accord avec lui, tous deux nous parlons incessamment de notre devise nationale et de notre Histoire incarnée par notre tradition de révolution/s, mais surtout il affirme :
(…) Ceci posé, il est urgent de dire ce que ne peut pas être notre rassemblement. Ce ne peut pas être le plus petit commun dénominateur. C’est-à-dire la collection des mots mis bout à bout qui permet à chacun d’y trouver son compte devant son congrès ou devant ses préoccupations identitaires. Ça c’est la petite gauche microscopique qui polémique sans fin sur les mots et se fractionne au fil des pages du dictionnaire. Le problème posé n’est pas d’être d’accord mais d’être utile. C’est donc le plus grand dénominateur commun notre but. Je veux dire la formule politique qui atteint le plus grand nombre parce qu’elle correspond à son intérêt en même temps qu’à l’intérêt général. Ce ne sont pas les mots qu’il faut considérer en premier mais les problèmes qui se posent. Et le but n’est pas de soulever des problèmes mais de proposer des solutions.
(c’est moi qui souligne). Je pourrais le citer encore… mais j’aurais peur de déformer sa pensée qui est ferme tout en
étant mobile, discursive, dialectique en un mot.On a tout pour nous (UMP=PS, D$K, un pays qui souffre, un président qui se prend pour Thatcher ou Reagan) et on n’arriverait pas à le mettre à notre profit pour l’intérêt du plus grand nombre ?Allez jeter un oeil à la liste des gens qui soutiennent notre démarche nous avons des têtes, des comiques, des tas de gens de partout…