Elle ne m’a jamais été sympathique, je ne me suis pas forcée malgré toutes mes hésitations à voter pour elle au premier tour. Elle et moi ne sommes pas de la même culture et je n’ai jamais eu la sensation que nous puissions être un jour sur un terrain commun : son éducation lisse se voit encore trop, malgré tous les efforts qu’elle a faits, elle est trop BCBG pour faire écho dans le peuple de gauche.Par raison j’ai voté Bayrou plutôt qu’un gauchiste quelconque qui me semblent tous hors de la réalité, mais je ne peux faire autrement que de trouver qu’elle fut une femme forte pour surmonter tous les écueils que le PS malade et ses tenants [1. – Tout à coup apparaît DSK 5 mn après l’annonce des résultats sur la 2 qui reprend la barre, il arrive bien tard, on ne l’a pas vu ni les autres pour l’aider, seulement pour la descendre] lui ont mis sous les pieds, elle a su redresser honorablement un 2d tour perdu d’avance qui aurait pu être pire.Son débat avec Bayrou fut positif, et celui avec Sarkozy aussi, malgré qu’il n’ait pas manqué de lui faire le coup des nerfs qu’il n’aurait pas fait à un homme, une femme en colère ce sont ses nerfs, un homme il a de la poigne ! Depuis la fin des années 80, début de la montée de Le Pen, le PS est malade, il s’enfonce et ne sait pas se rénover, il fait des synthèses pour paraître uni, celles-ci ne sont que des compromissions plutôt que des compromis, accordant deux courants principaux qui n’ont rien de commun : les anti-libéraux et les sociaux-démocrates, dénommés aussi sociaux-libéraux par les précédents, mépris donc entre eux.L’avenir du PS est à la réforme, je me répète ici, c’est dit et redit, tant qu’ils ne font rien, la gauche sera nulle.Tout le monde se flatte que la politique ait repris corps dans l’esprit des Français, ils croient tous que c’est grâce aux médias, aux débats, ils se trompent totalement. La politique est revenue dans le cœur des Français pour deux raisons, et aucune autre :
- la campagne pour le non au traité constitutionnel
- le 1er tour d’avril 2002
par contre les débats n’ont jamais été à la hauteur des espérances des Français, d’où la victoire de Sarkozy, lui paraissait avoir toutes les solutions d’avance, lui a su parler aux électeurs de Le Pen, qui ont déserté une gauche vide de projet depuis fort longtemps.Cette solution qui n’a pas l’air de prendre corps pour les législatives, et qui va encore et toujours venir par un congrès réuni pour faire une fausse union. Dans la suite de mes articles je vais essayer d’approfondir ces sujets difficiles.