Ce qui suit est une traduction approximative – par moi – d’un excellent article américain
Les élections en France démontrent la puissance d’une mauvaise analyse économique et des problèmes plus généraux dans ces calculs, pour le futur non seulement d’une nation, mais d’un continent.
Il est important de comprendre qu’il n’y a aucune logique économique à l’argument que les citoyens de n’importe quel pays riche devraient réduire leurs normes en raison du progrès économique dans les pays en voie de développement.
Quand un pays développé a atteint un certain niveau de productivité, il n’y a aucune raison économique pour que ses habitants voient leur salaire se réduire ou travailler plus d’heures, parce que d’autres pays les influencent pour descendre à leur niveau. La productivité, qui est basée sur : la connaissance collective du pays, les qualifications, le capital social et l’organisation de l’économie, sont toujours là et augmentent chaque année.
Dans la mesure où la compétition internationale arrive, pour des intérêts particuliers, à abaisser les normes existantes des Français ou Allemands ou ouvriers des États-Unis il arrive que de mauvaises règles du commerce international soient écrites par erreur. C’est un problème de démocratie et de manque de limites de représentation par la majorité, pas un problème qui est inhérent au progrès économique.
Une autre erreur qui est généralement faite au cours de cette discussion est de comparer : « le revenu » ou le « PIB de la France par personne, « $30.693 pour la France », contre « $43.144 pour les États-Unis » (ceux-ci sont ajustés à la parité de pouvoir d’achat). Mais ce n’est pas une bonne comparaison, puisque les Français ne travaillent pas autant d’heures que nous. Les économistes ne disent pas qu’une personne est plus mauvaise que des autres parce qu’elle a moins de revenu du fait qu’elle travaille moins d’heures.
Un meilleur indicateur de bien-être économique dans une telle comparaison est donc la productivité qui est aussi haute ou plus haute en France qu’elle n’est aux Etats-Unis. Une meilleure comparaison est alors de regarder le nombre de chômeurs divisés par la population dans la catégorie d’âge 15-24. Par cette mesure, « les États-Unis : arrivent à 8.3 % » et la « France à 8.6 % ». Les deux pays ont un problème sérieux du chômage dans la jeunesse et dans les deux pays elle est fortement concentrée parmi les minorités raciales/ethniques. Mais le problème n’est pas plus mauvais en France qu’il n’est aux Etats-Unis. Sarkozy propose d’aider les employeurs à licencier les ouvriers, baisser des impôts (impôts sur les successions y compris), réduisant la semaine de travail de 35 heures et d’autres mesures qui favoriseront des groupes de revenu supérieur et les propriétaires des sociétés. Ces mesures redistribueront certainement le revenu pour les hauts revenus, comme nous avions fait aux Etats-Unis au cours des 30 dernières années. Mais de nouveau, il y a peu ou pas d’évidence économique que ces mesures augmenteront l’emploi ou la croissance économique.
Royale propose une série de mesures pour élargir la demande économique, y compris de relever le salaire minimum, les allocations de chômage et les emplois subventionnés par l’état. Cela marque un certain sens économique, puisqu’ils ont au moins une chance – la plupart du temps en augmentant le pouvoir d’une demande globale et d’achat des consommateurs – de créer plus d’emploi.