Il m’arrive – trop ? – souvent de critiquer certains types de tourisme : ceux qui courent partout et veulent voir un pays grand comme la France en 2 semaines, visiteraient-ils la France en ce laps de temps ? je pense qu’ils ne l’envisageraient même pas, mais pour un pays de culture différente de la leur .
Les touristes qui veulent vraiment comprendre où ils sont sont les plus rares… mais tellement agréables et passionnants. Je dirais qu’ils représentent 10 % du total au maximum.
Et ce sont avec ceux-là que je passe d’agréables moments… sinon je préfère encore la solitude plutôt que d’entendre des bêtises (restons polis).
Souvent on se retrouve d’une année sur l’autre ou bien on reste en contact une fois rentré en France… car restez en contact avec des habitants d’autres pays n’est pas aisé… les bons touristes ne se partagent pas par pays d’origine mais les échanges se font plus aisément entre francophones, les nuances d’une langue étrangère sont plus difficiles à exprimer, et là il s’agit principalement de nuances…
Que faisons nous ? La première règle est de prendre son temps. On peut rester assis à une terrasse des heures durant et y revenir pour observer la vie qui se fait autour de nous, sans jamais nous lasser, cette vie est toujours renouvelée, source d’étonnements, d’interrogations de notre part. On flaire, on tâtonne, on observe, on hume, on revient sur les mêmes lieux, on flâne si possible dans les lieux les plus typiques des pays visités en évitant … les lieux dits touristiques ou envahis par ceux-ci, bien qu’on ne puisse échapper à des sites qui font parti du périple, mais on en découvre d’autres inconnus des guides le plus souvent.
Il suffit de s’engager dans une rue quelconque non recommandée pas un guide et de marcher devant soi et on découvre alors la vraie vie des habitants. Dans un pays tel que la Thaïlande à grosse renommée et fréquentation touristique ce n’est pas facile. Les guides, par définition, vantant tout, leur rôle n’étant pas de dénigrer, il est donc bien de pouvoir échanger chacun ses expériences.
Notre choix est donc d’en voir peu mais bien, plutôt que le plus possible mais mal. Aucune recette n’existant on ne peut répondre à la question : que dois-je voir ? chacun à sa manière différente de l’autre…
Curieux car on se repère assez vite (en quelques heures) je ne sais dire ce qu’ils ont de reconnaissables, sans doute un style d’ouverture dans le regard, la posture du corps. Ils ne sont pas forcément seul, des amis qui vont par deux, ou des couples, en tout cas on se repère vite, à moins que ce soit ceux qui sont « à fuir » qu’on repère le plus ? Je ne sais comment mais on se trouve, là est le principal.
Nos rencontres ne sont pas pour continuer un bout…ou très rarement…chacun à son rythme… mais simplement d’échanger notre manière de voir, les questions qu’on se pose, on décrit notre projet, ce qu’on connait déjà, ce qu’on envisage de voir… nous ne sommes pas de ceux qui disent en revenant « on a fait la Thaïlande » dans tous les cas, et on parle du pourquoi on a choisi ce pays, cette ville, cette guest house, le temps qu’on s’est choisi (pour les « en âge de travailler » ils ont économisé), avec quel budget on peut vivre ici ou là… et souvent on en vient à notre vraie vie chez nous…passée et future…c’est toujours passionnant la vie de quelqu’un d’intéréssant.