Pour dire le vrai je n’ai pas lu le texte. Faute de l’avoir eu en main, comme c’est bête! Qui l’a eu en main d’ailleurs ? Pas le citoyen « ordinaire » seulement à la pointe de l’info et encore.
Nous, peuple, ne sommes pas informé. Comment voulez-vous que l’on réagisse ?
En effet c’est compliqué, mais pas que ça.
Pour le TCE (1) nous avions eu le temps de le lire, de l’étudier, d’en discuter et de se réunir durant plusieurs mois pour faire passer le message. Là nous avons le couteau sous la gorge sans le savoir.
Cette campagne présidentielle brouille les cartes. On nous parle surtout des petites phrases. Qui se soucie de ce qui se passe en Grèce ? ou si les gens s’en soucient c’est parce « qu’ils ne payent pas d’impôts, sont mauvais gestionnaires, dépensiers, etc…… » c’est ça la propagande qu’on rapporte sur les médias, comment voulez-vous que les gens comprennent que ça les concerne dans leur quotidien ?
Donc pour ce MES (2) et le reste… on nous brouille l’ouïe, la vue et l’entendement, je n’ai été mise au courant que par le blog de Mélenchon que je lis toujours avec retard (on a aussi une vie).
Et lire ce texte dans son entier encore faudrait-il l’avoir facilement à dispo (pas que sur le net) et le décortiquer : c’est pas donné au péquin moyen.
Le Sarko plutôt que de nous alerter pour faire des référendums sur contre les chômeurs ou tous les assistés qui malgré tout ce qu’on leur donne restent pauvres (qu’ils sont dépensiers!) et qui mettent ainsi le budget de l’état dans le plus grand désordre et dettes inouïes…
… il en a oublié de faire un référendum sur des tas de traités en cours.
Et Hollande n’en parle pas (mais j’écoute pas tout ce qu’il dit il est vrai) dans sa campagne. Voilà que depuis que j’ai écrit ce billet, je tombe au fil des mes lectures du net sur un billet du Monde qui nous informe que le PS serait partagé :
Plusieurs responsables du PS, initialement, penchaient pour le oui. « Tout le monde est pour un fond de secours qui puisse venir en aide au pays en difficulté, et nous avons d’ailleurs voté les différents plans d’aide à la Grèce », rappelle le député européen Harlem Désir. « Sur le principe du MES, pas de réticence », indique Pierre Moscovici, directeur de campagne de M. Hollande.
Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, résume sur son blog le double « piège », à la fois « juridique puisque ce fond ne donnera droit de tirage qu’a ceux qui auront voté le deuxième volet » et « politique parce que Nicolas Sarkozy (…) veut un faire un argument dans l’élection présidentielle ». M. Moscovici pointe pour sa part « un engrenage, qui conduit subrepticement à adopter le traité d’austérité », qu’il considère comme « juridiquement étrange et infondé ».
C’est l’aile gauche du parti qui, au bureau national, mardi 14 février, est montée au créneau. « Ce texte conditionne l’accès à la solidarité au fait d’avoir ratifié le traité Merkel-Sarkozy, a attaqué Benoît Hamon, porte-parole du PS et représentant de l’aile gauche. Par cohérence politique, on ne peut dire oui. » Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, prône même un non ferme et définitif : « Si vous voulez renégocier le “Merkozy”, il faut voter contre dès le début. »
Jean-Luc Mélenchon avait dit précédemment :
Que la droite vote pour, on le comprend, c’est M. Sarkozy qui l’a négocié. Mais nos concurrents, comme nos adversaires, devront eux aussi être clairs
Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Alain Vidalies » : « Les 115 qui ont voté avec moi au Congrès de Versailles contre le Traité de Lisbonne ont-ils changé d’avis ou bien vont-ils de nouveau voter contre à l’occasion de cette réunion du 21 février ?
et Benoît Hamon de se réveiller :
« Le fait que certains prennent position pour le oui pourrait inquiéter les électeurs de gauche, explique Benoît Hamon. On peut vouloir un mécanisme de solidarité sans pour autant avaler le traité Sarko-Merkel. »
Je vous conseille un billet bien plus détaillé techniquement sur un blog Mediapart (qu’on peut lire même pas abonné je crois) par Marie Caroline Porteu : MES et règle d’or la tentation totalitaire.
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(1) Traité constitutionnel européen pour lequel nous avons voté NON, mais qui fut transformé en traité de Lisbonne pour lequel les députés socialistes ont voté OUI… nous méprisant donc.
(2) Mécanisme européen de stabilité financière