La dernière du même Fillon élaborateur de la réforme de 1993 (qui nous promettait des miracles sur les caisses de retraite… on les attend encore) nous incite à travailler tard, moi j’ai rien contre, le problème est que les employeurs si. Oui nous mourrons plus tard, oui l’allongement de la vie est certain, je suis certainement en meilleur état physique que – mes parents ont bien vieilli aussi – je ne sais qui car je n’arrête pas de voir des 80 ans en pleine forme…Les employeurs pensent depuis toujours qu’à partir de … bof … 45 ans vous êtes bons à mettre au rencard, à la pré-retraite, à la poubelle, en non-activité, enfin tous les termes que vous voulez la finalité est la même : sortir du salariat, qu’après la retraite est définitivement basse, aucun espoir qu’elle remonte un jour, pas de ré actualisation, d’augmentation, de primes, rien, définitivement rien, c’est pour jusqu’à la mort… qui est de plus en plus tard, la pauvreté est donc de plus en plus longue.Je ne me lasserai jamais de dire et répéter que les plus de 50 ans ont un taux de non-activité de 60 à 65 %, en général on préfère le chiffre de 35 % d’activité : le chiffre est moins gros, l’addition est bien de : 65 non-actif+35 actifs=100 vieux ! le vocabulaire fait-il la différence ? (pour quelques chiffres reportez-vous à ce bon article dans Alternatives économiques, de Arnaud Parienty, car pour trouver dans l’Insee… j’ai renoncé).Les employeurs sont donc des rétrogrades, ils se croient encore au XIXè ? je ne comprends pas vraiment leur politique qui n’arrange personne, même pas le bon fonctionnement des entreprises elles-mêmes, leur faut-il des boucs-émissaires ?En aparté je vous rappelle que le PS n’a rien dit, rien proposé, rien fait, enfin comme d’habitude immobile, acceptant l’inacceptable, j’allais oublier il s’est mobilisé pour les fonctionnaires…alors vous étonnez pas de mon passage vers le Modem, qui ne fait pas plus mais j’en attends pas ça de lui, le Modem ne préfère pas certains salariés à d’autres, surtout les plus protégés.La mauvaise habitude des employeurs à se séparer des vieux a commencé au premier choc pétrolier : 1973. Que faire de mieux pour baisser les charges que de réduire les salaires, la pudeur française sur le chômage – la ségrégation ambiante si on appelle les choses par leur nom – choque moins de jeter les vieux que les « jeunes l’avenir de la société » ce en quoi il y a erreur, car est oublié la capitalisation du savoir-faire des vieux, qui les rend plus rentable, ils vérifient rapidement sur les acquis de leur savoir, ils en ont vu d’autres en 30 ans d’activité.C’est donc une perte d’acquis pour la société, une perte du savoir, une perte de l’expérience, la jeunesse ayant toutes les qualités… ben non puisqu’eux non plus les employeurs n’en veulent pas ; on peut entendre la plupart du temps les « vieux » dire : « si c’est pour nos jeunes, je veux bien perdre mon emploi » le problème est que ça profite à qui ? à l’Asie avec des salaires de misères pour eux aussi, ils en sont encore à la désertification des campagnes que nous avons connu début du XXè, une population sans qualification…Conclusions : rien ne profite à personne, ni les retraites plus tard (pouvoir d’achat réduit, moins de demande au plan national), ni aux pays d’Asie, la solution serait une réforme du mode de pensée de ségrégation par tranches d’âge, je dois rêver.Rappel : 1993 est tombé la réforme des retraites – fini les 37,5 pour une progressivité vers 40 ans en 2009, et, elles ne seront plus décomptées sur les 10 meilleures années mais sur les 25 ce qui change tout car, sauf pour les gens au même emploi depuis le début de leur activité jusqu’à leur retraite, et comme on nous incite par ailleurs à changer – « soyez mobile » -, forcément plus de trous en 20 ans qu’en 10, une retraite plus mince en conséquence puisqu’elle comporte des mois ou années sans activité, à la recherche d’un emploi, au chômage on appelle ça.