Commençons par quelques définitions avec des illustrations pour bien comprendre de quoi nous parlons :
Niqab : voile couvrant le visage (laissant une ouverture pour les yeux) et les cheveux
- Hijab : voile cachant seulement les cheveux…qui permet des modes comme figurées ici

- Burqa : ou Bourka, Burka, couvre le corps dans son entier même le visage qui est « grillagé » par un tissu, il faut lui rajouter le niqab

- Chadri : vêtement à mille plis couvrant aussi le corps tout entier, mais ne nécessitant pas comme la burqa le niqab en plus, il le comprend.

Nous voyons dans les rues de nos villes – à la campagne pas encore – ces femmes couvertes, cachées.
Elles m’agressent, mais pas que moi, elles sont un heurt à notre coutume dans notre République française. Elles font tâche, elles sont violence à notre civilisation.
Je disais dans un billet antérieur combien les femmes voilées m’agressent depuis le début, des années maintenant. Le nouveau est la burqa ou le niqab.
Les premières fois où j’ai vu ce vêtement, totalement aberrant pour moi, fut dans les images qui nous arrivaient de la guerre en Afghanistan, début des années 1980, elles étaient en bleu comme je le montre sur la photo prise dans les montagnes de l’Afghanistan. Je me disais à l’époque, que ce n’était « qu’une » réaction contre un envahisseur – l’URSS – qui avait apporté une série de réformes collectivistes et sociales (alphabétisation, droit des femmes, réformes agraires…) qui contrariaient les coutumes conservatrices afghanes, je pensais donc que ce n’était qu’un mauvais moment à passer, que ces femmes allaient se révolter, ne pas accepter cette soumission à elles imposée, qu’elles avaient goûté à autre chose, surtout dans les villes, peu dans les campagnes certes, la jupe aux genoux, la liberté d’aller et venir, l’instruction, un emploi autonome…
Nous, femmes en France, nous en avions les yeux ahuris, que n’existe-t-il pas sur terre contre les femmes ? après
- l’excision : le plus souvent avec un couteau, à vif, le clitoris est retirée à la fille jeune, par le clan des femmes, cet organe féminin par excellence contariant parce qu’il serait un petit pénis, il voudrait donc prendre la place du vrai du seul le pénis mâââle
- l’infibulation : exécutée aussi par les femmes, les grandes lèvres sont cousues, laissant l’espace suffisant pour le passage du sang menstruel et de l’urine par une mince ouverture postérieure, pour être sûre de garder la virginité de la fille intacte,
dans ces cas se sont les femmes qui transmettent sur les filles la lourde tradition de la pression contre toute liberté des femmes, de même pour les pieds bandées des femmes en Chine, ce sont là encore les femmes qui le font aux plus jeunes, et pourtant la garde de la virginité ou de la fidélité de la femme est simplement pour que l’homme soit sûr de sa descendance dont il n’a jamais la certitude qu’il en est lui le père…nous arrivait à l’information une autre forme de soumission, là visiblement venue plus directement des hommes
- cacher un corps qu’il serait péché de montrer ? qui excite des hommes qui ne savent contrôler leurs pulsions sexuelles et qui en mettent la faute sur les femmes, qui n’ont qu’à se cacher pour que ces pauvres hommes, incapables de maîtriser des pulsions que tout homme normalement constitué ressent dans son corps par une expression naturellement masculine, à la vue d’une femme agréable à regarder, qui prennent cela comme contre nature alors que c’en est tout l’inverse, un honneur presque pour l’homme et la femme, l’expression de la vie dans son expression première, ces hommes donc encombrés par l’expression dans leur chair de la pulsion en mettent la faute sur l’objet de tous leur tracas : les femmes.
Ceci je le rappelle en Afghanistan, loin de nous l’idée qu’un jour en France…
- Je me souviens : années 70 nous n’avions pas pris position contre l’excision par respect d’une tradition disions-nous… aveuglement, la dignité de la femme mérite l’égalité.