La démondialisation et ses ennemis par Fréderic Lordon (à ma façon)

C’est pas le moment de rigoler, les amis, avec l’économie ces temps-ci. Quand on lit un article de Lordon dans Le Monde Diplomatique faut s’accrocher… mais ça en vaut la peine. Je relis les phrases des fois 2 à 3 fois pour comprendre, revenant en arrière pour remettre dans le contexte de son raisonnement. Dur, dur. Mais ce n’est pas lui qui est dur à comprendre finalement, c’est remettre à l’heure toutes les conneries propagandes imbécilités informations dont on est obscurcis à longueur de médias ; j’ai envie de rajouter : même moi qui ne suis pas vraiment innocente en cette matière… alors imaginons le péquin moyen.

Il se trouve que ce mec m’inspire non seulement de l’estime… mais aussi une sorte d’affection « filiale » ; il a un côté affectif qui me séduit, cependant avec Généreux c’est un peu similaire, lui parce qu’il est passionné et a souvent (on le voit dans les vidéos) du mal a comprendre que ses interlocuteurs ne soient pas convaincus par tant de passions, d’arguments et de convictions qu’il y met. Lordon est moins dans la passion, mais plutôt quelque chose de tendre, de doux. Rien chez ces deux là donc de semblable aux « savants » qu’on entend partout sur les médias qui nous assènent tous leur vérité alors qu’on voit bien depuis 2007/2008 qu’en les appliquant au mieux partout en Occident tout ne fait que s’empirer. Les uns le font de l’intérieur d’eux, du plus intime d’eux, les autres par convention sans y mettre rien d’eux, là est toute la différence.

… bon il faudrait quand même que je vous dise quelques mots de l’article dont je reprends le titre. Ben moi il me faudrait un livre entier pour dire ce qu’il dit en 2 pleines pages.

Je vais juste vous résumer de ce que je comprends en gros, avec mes mots à moi. Que du temps des Trente Glorieuses on était en protectionnisme et pas refermé sur soi pour autant. On avait des échanges, dialogues… avec le monde entier. On commerçait normalement, on n’avait pas mis des murs partout autour de la France.

(…) l’antinomie qui ne conçoit que la Corée du Nord et la forme « royaume-ermite » comme opposé dialectique de la mondialisation, (…) un regard jeté sur une histoire économique récente suffit pour invalider.

Car si, rapportée à nos normes d’aujourd’hui, la configuration fordiste du capitalisme d’après-guerre a tout de la démondialisation, on y chercherait en vain les barbelés et les miradors, les économies hermétiquement closes et les projets d’autosuffisance. Terrible infirmité de la pensée du tiers exclu qui ne conçoit que le monde mondialisé ou bien l’enfer des nations, mais rien entre les deux, et contre laquelle il faut rappeler sans cesse la possibilité de l’international, qu’il faudrait peut-être écrire inter-national pour lui faire encore mieux dire ce qu’il veut dire, à savoir qu’il peut y avoir des nations et des liens entre les nations.

(…) l' »horreur national-protectionniste » fordiste a été une époque, sans doute imparfaite, de plein-emploi, de croissance et de paix entre pays avancés… (…) informons les libéraux et altermondialistes qu’il y a encore des nations ! Il y a la Chine, il y a les Etats-Unis, dont curieusement on ne questionne jamais ni le nationalisme ni les affirmations de souveraineté. Ces deux là riraient beaucoup si on leur demandait de se fondre dans de plus vastes ensembles.

En mots simples je comprends que l’Europe telle qu’actuellement est une imbécilité totale. En effet mettre en concurrence (ce que je disais récemment à un interlocuteur pour lui « résumer » la chose) un smicard de chez nous et un Chinois à 100€/mois est-ce bien raisonnable. Et Lordon de m’apprendre que bientôt ce sera les Africains 15€/mois. On est loin d’être sorti de l’auberge à ce rythme s’il faut qu’on attente qu’ils aient les mêmes niveaux économiques que nous. Entre temps on sera tous morts… de mort économique.

Si je le sens je vous en infligerai d’autres aspects dans d’autre/s article/s.

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