Finalement qui subit la crise ? Les jeunes, les ouvriers, les retraités.
Je ne suis pas du tout sûre que la classe dite moyenne comprenne bien se qui se passe dans son pays.
Pour les retraités c’est classé ils sont sûrs que c’est la faute des autres… immigrés s’entend. Le système du bouc-émissaire rend à plein pour eux. Et comme ils sont de plus en plus nombreux on est mal barré. La preuve est que c’est « grâce » à eux que Sarkozy a pu détruire les services publics qui les concernent le plus : services de proximité dont les hôpitaux, les bureaux de poste, en fait ils sont maso et s’en rendent pas compte, y compris d’ailleurs les paysans qui sont les premiers concernés puisque c’est principalement dans les campagnes que cette hémorragie a lieu.
Sans doute que ces gens ne réfléchissent pas par eux-même. Ils sombrent devant les sirènes des belles paroles des belles personnes bien propres sur elles.
Minuscule exemple d’un voisin retraité qui me tint ses propos : l’année dernière il y avait plusieurs enfants qui jouaient dans les escaliers, dont l’une, puisqu’Arabe, arrachait les fleurs de la voisine…
Pour les jeunes plusieurs cas de figures. Ils ont des relations on n’en parle plus. Ils cherchent un boulot et n’obtiennent que des CDD :
1è hypothèse : leurs parents les accusent de pas savoir y faire, d’avoir choisi la mauvaise voie d’études, que tout façon « on le savait que t’étais bon a rien »
2è hypothèse : leurs parents les aiment et les estiment pour de vrai et là voient vraiment ce qui se passe.
Pour les ouvriers là encore c’est pas si simple. Certains pensent que pour qu’ils aient un boulot il faut que ce soit le mieux possible pour leurs patrons, donc ils défendent la droite. Ils sont convaincus que les riches doivent être moins imposés qu’eux pour créer des entreprises, et donc ne pas les faire fuir est essentiel. S’additionne à cette conviction que de toute façon ceux qui prennent leur boulot ce sont les immigrés… déjà installés surtout, qui en fait, mais ils l’ont pas bien compris (pas plus que les autres d’ailleurs) que ceux qu’ils nomment « immigrés » sont Français depuis plusieurs générations.
Il faut quand même dire deux mots des riches : certains se sentent coupables de gagner tant de fric.
Les classes moyennes proprement dites. Qui sont-ils ? A part les fonctionnaires, les autres dans les bureaux à des postes divers. Les fonctionnaires sont traditionnellement pro-PS, ils n’y réfléchissent même plus c’est une deuxième nature. Que ceux qui ont un contact direct et quotidien pour savoir ce que vivent les pauvres.
Autrement dit la grande masse de la classe moyenne n’a aucune idée de la crise dans leur quotidien, surtout s’ils vivent en centre ville. Ils sont protégés. Leur train de vie n’a pas vraiment bougé, voire s’est amélioré. Dans leur groupe guère que ceux qui ont des enfants en âge de chercher un boulot… et encore ceux qui estiment leurs enfants, ce n’est donc qu’une minorité.
Dans cette classe je mets : la majorité des artistes, intellectuels, qui se croient de gauche, ils sont des bobos. Je ne vais pas vous décrire ce qu’est un bobo. Bourgeois-bohème. Ils se croient plus intelligents que les autres, ils ont fait des études, ils n’ont des relations que dans leur milieu, ils pensent que eux savent réfléchir. Et ils sévissent sur les médias. C’est une propagande quotidienne qu’ils font pour un parti qu’ils croient de gauche faute d’analyse et surtout de vécu. En fait ils n’ont pas vraiment envie que leur position de privilégiés bougent.
Ceux qui pourraient être « vraiment » de gauche sont surtout les habitants des banlieues. Mais ceux-là ils croient être sûrs que ce qu’ils pensent de « la classe politique » « ils ont rien à faire de nous » est définitif. Ils ont le plus souvent raison malheureusement. De plus dans ces banlieues des jeunes, l’avenir de la France est là, mais ils ne votent pas.
Conclusion qui est de gauche :
les ouvriers qui sont conscient de leur classe, les bourgeois qui ont des enfants en âge de chercher un boulot, des gens éclairés qui s’informent et réfléchissent vraiment et surtout qui ont une empathie.