Hier soir (12/07/10) lassée d’entendre notre chef national qui décide de tout à lui tout seul (au fait on a des assemblées élues en France ?) j’ai été voir un film magnifique : L’homme qui tua Liberty Valance ? (1)Un commentateur avait écrit :
Il traduit le passage d’une société sans foi ni loi (l’Ouest sauvage) à une société d’état de droit et policée. Cette société nouvelle, incarnée par Ransom Stoddard (James Stewart), tue la barbarie (Liberty Walence) …
Très juste. Ecoutant les dialogues j’ai retenu l’expression « la loi du fusil », d’où mon titre.
Au fil du film, voyant la violence physique des coups de crosse, des blessures, la peur de tous et le courage des femmes et des hommes face à ceux-ci je me disais : la violence actuelle est pire mais elle apparait plus douce car elle n’est pas de coups ou blessures physiquement portés mais psychologiquement portés, et les dégâts en sont bien plus grands.Maintenant les Etats-Unis ou la France sont des pays riches. Au Etats-Unis des gens travaillent pour 7 $ (5 €) de l’heure et sont forcés d’avoir deux boulots pour survivre. Ca c’est ce que nous montre bien « FBI portés disparus » où l’on voit des femmes avec enfants se demander si elles vont « tenir », ce tenir se rapportant aussi bien à leur santé, leur fatigue, qu’à leur budget. D’après mon observation pas vraiment d’heures supplémentaires permises, des semaines de 40 heures dans un emploi d’où les 2 nécessaires. Notre chef national rêve de ça pour les Français.Maintenant la loi du fric, le manque de règlement démocratique pour réguler les banques, les opérations financières, la non taxation mondiale sur ces opérations, engendre des profits maximum, et quand ils ont des « difficultés » pour mauvaise gestion ou prise de risques trop importants ils nous demandent de l’argent pour les renflouer. Et après ils demandent qu’on diminue toutes nos protections sociales, tout ce qu’ils appellent des « charges » qui sont le moyen de la redistribution des richesses et des profits, et ils instituent des boucliers fiscaux pour ne point participer à cette redistribution, le fric ils se l’ont fait grâce aux profits tirés du travail de leurs employés non payés au juste prix.Et nos gouvernants en France nous donnent des leçons de moral pour nous expliquer qu’il faut que nous soyons plus raisonnables, que nous demandons trop, que nous avons trop, qu’il nous faut réduire tout, il nous injecte la peur quotidiennement : vous allez voir ce qui va vous arriver si je ne prends pas les bonnes mesures pour vous… mais ce n’est pas pour nous, c’est pour une élite de fric qui veut tout pour elle seule en nous dépouillant._____________________
(1) Film de John Ford (The Man who shot Liberty Valance, USA, 1962). Scénario : James Warner Bellah et Willis Goldbeck, d’après Dorothy M. Johnson. Image : William H. Clothier. Musique : Cyril Mockridge. 115 mn. NB. VM. Avec James Stewart : Ransom Stoddard. John Wayne : Tom Doniphon. Vera Miles : Hallie.