Alors c’est du creux Montebourg ? Il veut juste que la gauche gagne ? il s’en fout de quelle gauche ? Peu importe les alliances, les compromissions (les compromis sont autre chose). La gauche du parti socialiste, Emmanuelli, Filoche, Benoit Hamon ont choisi Aubry. Lui, Montebourg qui se donnait pour le plus à gauche possible se rallie au plus sondagement bien placé.
C’est creux Montebourg. C’est ce que je ressens de lui depuis 2005. Je suis resté discrète sur cette question, je lui donnais une chance. C’est durant un meeting pour le non en 2005 que j’ai vu que le bonhomme ne voulait que se faire de la propagande personnellement, c’est pas du vrai. Il est un politicard, comme les autres.
Durant le remue-méninges j’avais posé la question, avec le ton le plus neutre possible, à des Saône et Loire, ils m’ont confirmé mon sentiment, il est du vent, il est un charmeur, il est creux. Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences concernant le Parti Socialiste.
Rappelez-vous de Hollande à la tête du Parti Socialiste : le temps des éléphants. Si vous voulez un Chirac de gauche, soit un immobilisme assuré, vous choisissez Hollande. Mais est-ce bien le temps à l’immobilisme ?
Pourquoi je préfère Aubry ? parce qu’elle a été aux affaires, qu’elle a su mettre en œuvre la CMU, les 35 heures par exemple. Son handicap sévère est qu’elle s’est dite la remplaçante de Strauss-Kahn. Erreur gravissime. Mais ça c’est pas la personne Aubry, c’est le Parti Socialiste. Mais si vous regardez les équipes de chacun vous voyez qu’ils se sont éclatés, les uns dans celle d’Aubry, les autres dans celle d’Hollande.
Ils, Montebourg et Royal, font des choix en fonction des sondages, j’ai dit ailleurs ce que j’en pense. Moi, je ne veux pas d’une sociale-libérale au pouvoir, c’est pire que Sarkozy. C’est l’assurance de faire grimper le FN. Si les gens ne savent plus s’orienter dans leur choix de vote, c’est pas leur faute à eux, c’est la faute des élus. Des élus qui s’annoncent de gauche et qui font des politiques qui ne pensent pas aux plus démunis, aux plus précaires, qui ne vont pas à la racine du mal, font le jeu de l’extrême droite.
Terra-Nova nous a fait un bel et bon exposé pour nous expliquer que le Parti Socialiste devait se désintéresser des classes précaires et des salariés pauvres, il était expliqué que l’intérêt devait se porter sur les classes moyennes. C’est la prise de partie de tous ces gens, qui ne représentent qu’eux-mêmes et veulent plaire aux médias, charmer, mais le fond il est où ? Tout n’est, pour eux, que problèmes sociétales, le chômage, l’industrie, l’avenir de la France n’est pas leur problème.