Depuis des années on nous dit et répète :
vous ne comprenez rien, il ne faut pas d’impôt, on veut entreprendre librement sans l’intervention de l’état, on veut empocher les bénéfices qu’on a gagné, on veut la liberté, toute la liberté contenue dans l’idée du libéralisme.
Pendant ces mêmes années, nous, simples citoyens sans actions, on protestait pour réclamer une juste répartition, et on se faisait brocarder par tout le monde même les socialistes : non décidement nous étions des ânes, nous étions d’un autre siècle, nous étions finalement des réactionnaires qui ne marchaient pas avec leur temps, nous ne voulions pas évoluer.Pourtant si on réfléchissait un peu, on se disait bêtement :
– mais l’argent il est bien fabriqué par nous, les salariés, c’est bien nous qui produisons les biens et les services, alors ces bénéfices que vous empochez ils viennent de nous.– mais non, nous on sait fabriquer de l’argent rien qu’en prêtant et empruntant, en achetant les actions ou les vendant quand il faut, et on encaisse les bénéfices à tous les coups si on sait y faire, l’argent fabrique l’argent, plus on est riche plus vous en profiterez…
Et patatra vous connaissez la suite… on est dedans, dans les deux sens du terme, qui va payer les conneries de ses messieurs savants ? nous les salariés sans action, et comment ?
- par des impôts même si vous êtes non-imposable car vous payez la TVA, les impôts locaux, la redevance télévision, des cotisations sociales (ah non c’est pas des impôts ça…)
- les suppressions de postes (licenciements et non-embauches) qui est la solution idoine dans tous les cas de figures : pour augmenter les bénéfices ou pour rembourser les dettes,
- le Sarko il dit bien : pour gagner plus il faut travailler plus ? comment qu’on fait alors si on n’a plus de boulot ?
Cette fois on va être d’accord avec eux, avec ce qu’ils nous disent depuis des années : pas d’intervention de l’état pour rattraper vos envolées lyriques en bénéfice qui se transforment forcément un jour par un écroulement… mais quand on a raison faut pas trop le dire.