Pire que moi existe, je l’ai rencontre hier. Elle, un peu plus de 80 ans, lui 85 est atteint d’une maladie de coeur et surtout d’un cancer generalise : peu importe jusqu’au bout ils parcourent l’Asie.
Il y a trois ans son medecin lui laissait entendre qu’il ne lui restait plus que 6 mois, son cancer de la prostate, pris un peu tard, s’etait generalise ; cela ne l’empecha pas de partir, comme d’habitude vers l’Asie, et surtout cette Chine qu’il aime et admire. Un peu plus tot il avait fait un infartus grave en Chine, dans un village perdu, puis rappatrie sur la ville la plus proche, une femme medecin chinoise l’avait veille jour et nuit, oscultant ses pouls plusieurs fois par heure elle l’avait sauve ; plus tard direction Hong Kong puis la France : aussitot retabli, il repartit avec sa femme.
Ils sont en pleine forme, je peux vous l’affirmer, a le voir personne n’imaginerait son etat, sa tete est claire, une canne car un genoux opere il y a peu, ils sont pleins de projets pour cette annee. Il sont reste 3 mois en France cet ete, ils n’ont plus de « chez eux » en France, ils vont d’amis en hotel, leurs affaires repartis chez les uns les autres.
Nous nous trouvons d’accord sur bien des points, la Chine est leur point de mire, un peu comme moi, sauf qu’ils l’ont frequente souvent dans de longues periodes ; ils me decrivent les Chinois chaleureux et cultives, bien plus que les Thai, ils seraient prets a m’entrainer sur ces routes, pour l’instant j’ai un autre projet (Na Trang), on verra plus tard.
Comme moi ils se moquent des Occidentaux « illumines » adeptes d’un bouddhisme qui n’existe pas, comme moi ils disent que Bouddha est deifie par les Asiatiques ; comme moi ils se moquent des adeptes de medecines douces, comme moi ils pensent que les drogues fiers de leurs achats sont fous de risquer 20 ans de tole quand ils ne meurent pas d’overdose sur place ; comme moi ils ont choisi de ne pas aller en Inde.
Autodidacte comme moi, epris de justice, nous nous sommes guides dans nos recherches et lectures selon notre curiosite notre avidite de comprendre les autres cultures, d’observer les differences et les constantes de l’Humain partout sur la planete. Un « instruit » classique a ete mis sur des rails des l’adolescence et il ne les quitte pas ; ses maitres lui ont donne des bases qu’il garde siennes, alors que l’autodidacte est libre d’aller ou bon lui semble dans ses apprentissages, au gre de son desir.
Et meme si nos routes diverges, nous resterons en contact, je pense a elle qui bientot sera seule ; comme moi aussi des enfants qui jugent, qui ne prennent plus de nouvelles, qui s’en foutent si en vie ou mort…