Ce fut un des jazz que j’ai écouté avec assiduité jusque milieu des années 1990. Ce qui me plaisait particulièrement était les performances de la batterie qui n’en finissait pas, les longs solos de la trompette. Ce passé laisse entendre que j’ai un peu laissé depuis, pas que Blakey, le jazz en général, chut faut pas le répéter, je suis revenue à la chanson française. Mais aussi parce que j’ai eu à vivre avec un qui se prenait pour un bon joueur de guitare électrique…il a l’air de m’avoir dégoûté définitif. J’ai l’impression que de les passer pour vous me redonne cette envie.Vous remarquerez que j’introduis le pianiste Thelonious Monk, qui m’a marqué, avec lui arrivaient les dissonances que Miles Davis va déployer un peu plus tard (1970) auxquelles je n’adhérerai jamais. Faut dire que je n’ai jamais divergé d’avec mes premiers choix fait dès les années 1950, et que je vais vous défiler dans une suite de billets commencé avec Miles Davis et Jeanne Moreau.Dans Round midnight apparait la basse qui eut aussi une grande importance dans mes choix musicaux à partir de la fin des années 1950. J’ai choisis la version de Blues March (Art Blakey seul) et Moanin (Art Blakey et Les Messengers) de l’Olympia 1958 qui me semblent les meilleures interprétations.