Suite à la demande de Joël et suite à mes billets précédents vous faisant des photocopies du programme du Front de Gauche, voici comment y est traité le sujet (chaud en ces jours de parachutages divers) du statut de l’élu.
Les institutions actuelles ne permettent pas au peuple d’exercer sa pleine souveraineté, en particulier l’Assemblée nationale n’a qu’un pouvoir d’enregistrement des désirs du président de la république.
C’est pourquoi il nous faut une 6ème république et pour cela convoquer une Assemblée constituante.
Ce serait en même temps l’occasion d’un vaste débat de toute la nation sur ce qu’elle entend pas démocratie. Les points prioritaires seraient :
- droits sociaux : à l’emploi, au travail, à la santé, au logement, à l’éducation, à la protection sociale
- citoyenneté dans l’entreprise en instaurant des droits nouveaux dont surtout le pouvoir économique qui ne doit pas être dans les seuls mains des actionnaires (rentiers) mais des producteurs-salariés
- droits des usagers, droit de grève, droit d’expression
- droit de vote à tous résidents aux élections locales
- primauté de l’Assemblée nationale : le gouvernement y sera responsable.
- proportionnelle, parité, cumul des mandats interdit en nombre et dans le temps
- indépendance de la justice
- indépendance des médias (surtout vis-à-vis des puissances de l’argent)
- droit des citoyens et leurs avis sur la recherche technologique, scientifique…
- éducation populaire et libertés associatives
- démocratie participative
- statut de l’élu/e pour permettre à tous citoyens d’être représentant élu sans risque pour son travail
- référendum
- réorganisation du territoire, décentralisation, développement des coopératives
convocation d’une Constituante…
vous pourrez lire dans les pages jointes les détails.
Je vous rappelle que le financement du programme du Front de Gauche se fait par une répartition totale de l’imposition (Total payera des impôts au même taux que tous), la chasse aux fraudeurs, l’égalité devant l’impôt de tous en état le principe. Dont la fin des exonérations diverses faites aux entreprises (30 milliards en 2010).