Quel candidat pour le Front de Gauche : Mélenchon (PG) ou Chassaigne (PC) ?

Hier soir dans on n’est pas couché Chassaigne était invité. Voici l’évolution de mes réactions au fil de la prise de connaissance de Chassaigne :

  • La première vision (avant de l’entendre donc) de Chassaigne me fit penser : tiens lui fait plus prolo, nature, brut de pomme, il pourrait séduire un électorat plus simple, moins instruit,
  • Puis il ouvrit la bouche et dit quelques mots, et là : l’horreur il ne sait pas s’exprimer il n’a aucun charisme (à l’inverse de Mélenchon donc), c’est un bide total d’emblée, j’en veux pas, il va nous faire perdre le peu d’audience que nous avons
  • puis l’environnement des invités et journalistes présents dirent : vous n’avez pas l’habitude des médias, ça nous change, sur un ton de sympathie, ils formulaient ma première réaction, mais eux le voyaient comme un avantage, évidemment ils n’avaient pas les mêmes motivations que moi, ils s’en foutent que le Front de Gauche ait ou non un pourcentage de voix qui pèsent
  • Ruquier et surtout Zemmour (évidemment) l’enferma ausssi dans la liste des fonctions qu’il tenait, impressionnantes, auxquelles je n’ai rien compris, tout le monde parlait en même tant, nous, auditeurs, n’avions pas le temps de digérer toute cette liste de mandats dont je n’avais jamais entendu parler, enfin c’était le brouillard total
  • enfin il fit son argumentation encadré par un livre sur l’écologie, que je ne lirai jamais, et Ruquier essaya de le mettre en contradiction avec les traditionnels mots d’ordre du Communisme dans tous les pays dits socialistes : produire, croissance, mots d’ordre qui sont l’inverse de l’écologie.
  • il ne sut pas sortir de cet encadrement, ce que Mélenchon eut su faire.
  • il fit comme il put, finalement son expression n’était pas si mauvaise

Par ailleurs on nous dit, avec un raisonnement mathématique incontestable, que les 160 000 adhérents PCF pèsent forcément plus que les malheureux 7 000 du PG, certes.Alors si on se met à compter comme ça on ne risque pas de s’en sortir. Le problème n’est pas de savoir si 160 000 personnes voteront plus volontiers pour Chassaigne, le problème est de savoir si beaucoup plus, en millions de Français, voteraient pour l’un ou l’autre. Et moi je dis :Mélenchon a plein de qualités indispensables pour faire bouger les lignes, que Chassaigne n’a pas :

  1. Charisme
  2. habitude des médias
  3. niveau de paroles séduisantes par des arguments politiques et économiques de poids
  4. Mélenchon sait retourner un sujet décidé par des journalistes dans la voix qu’il a choisi lui, pas du tout le cas de Chassaigne.

Je vous rappelle que ma première réaction fut positive, mais elle se retourna vraiment très vite, si les électeurs potentiels changent de chaine, c’est foutu fini, à ce jour je ne veux pas de Chassaigne.De plus « on » nous avait fait le coup avec Bové… il obtint victorieusement 1 % des voix en 2007 : c’est notre but ?

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