Les élections brésiliennes et l’Europe : espoir pour nous ?

C’est comme le monde à l’envers : l’Europe espère en l’Amérique du Sud. L’Amérique du Sud nous donne l’exemple, l’Europe n’a plus d’exemple à proposer au monde, nous sommes en perte de vitesse sur la justice sociale.On nous donne, la France, en exemple inverse : décidément ces Français ne sont pas raisonnables ils ne veulent pas d’une (contre-)réforme qui serait raisonnable puisque nous vivons plus longtemps. Ah ces Français pense-t-on très fort en Europe, et particulièrement en Allemagne : nous sommes raisonnable nous, nous sommes dans la réalité, les Français sont hors du temps, dans un autre temps, ils restent dans le XXè voire dans le XIXè, le monde a changé les Français sont en retard sur la réalité. Sauf que ces Allemands, qui se croient de bonne foi, sont vraiment très mal informés : on leur exige un temps de cotisation de 35 annuités, tandis qu’en France on exige de nous 40 ans de cotisations, c’est très différent leurs médias et gouvernements ne doivent pas leur dire… ils espèrent je suppose pouvoir porter le coup définitif si ça passe chez nous.Même en Suède qui nous est donnée en exemple depuis plusieurs dizaines d’années comme ayant su faire une juste redistribution, après la réforme de leur assurance chômage vers une flexibilité tant vantée, et surtout de leur retraite avec fond de pension et réajustement selon la santé économique du pays (je leur souhaite du plaisir si le PIB baisse), l’extrême droite perce à 6 %. Où va-t-on ? il doit y avoir quelque chose qui ne tourne plus très rond quand même.Nous voilà donc tenus en haleine sur les résultats des élections brésiliennes, zut la succetrice désignée n’est pas élue au premier tour. Dilma Rousseff n’obtient « que » 46,5 % des voix. Un écologiste jouerait les oiseaux de détournement de vote avec 19,5 %. Le vote étant obligatoire au Brésil, nous allons devoir attendre le 31 octobre pour savoir comment la planète va tourner. Le Brésil va-t-il aider une gauche en Europe et en France à trouver une voie juste ?Les points de vue sont divergents sur le Brésil, selon l’humeur du journaliste, de la chaîne de télé, du média. Malgré tout Lula, métallurgiste, n’étant pas passé par les équivalents si fréquentés en France (ENA) qui permettent de sélectionner les représentants selon leur classe sociale, soit totalement différente des principaux gouvernés ou tout au moins de ceux qui ont le plus besoin de la redistribution.Lula, lui, aurait su concilier les possédants et les pauvres, tout ce qu’on nous explique inconciliable, le marché et le redistribution. Les pauvres ont une une sécurité, des allocations de redistribution ; ce pays connu pour sa dangerosité, Lula a travaillé (avec une police de proximité, armée, qui agit dans la violence contre les mafieux) pour la sécurité enfin trouvée, nous n’y croyons pas, il nous a fallu en Occident 2 mandats et surtout une réélection (et peut-être aussi des manifs de plusieurs millions dans les rues de France) pour qu’enfin on nous parle de ce pays qui a trouvé une place mondiale économique incontournable.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.