Travailler plus…sans gagner plus.

Rappelez-vous : en 2007, alors candidat au poste suprême de l’exécutif, notre futur président tenait en son seing la pilule miracle, le remède qui allait transformer et bouleverser le quotidien de millions de français agacés par l’immobilisme récurrent du président vieillissant Chirac – qui, au passage, n’avait qu’à son bénéfice le refus d’aller guerroyer aux côtés des américains en Irak (2003) -.

Sarkozy promettait une augmentation substantielle (100 à 200 €) du revenu, une France qui renouerait avec son passé glorieux des années 70, période d’insouciance et propice aux rêves les plus doux. Son credo était : « travailler plus pour gagner plus », « encourager les français à travailler  » (comme si, entre nous, nous rechignions à la tâche), « être le président du pouvoir d’achat et de la France qui se lève tôt », et tutti quanti…

Bref, en 2011, où en est-on? Surtout, comment se porte sa mesure phare?

Derrière ces brillants slogans se cache une vérité criante : un raté. Le mot est pesé, les rapports sont là. Extraits.

Un rapport récent signé des députés Jean-Pierre Gorges (UMP) et Jean Mallot (PS) précise que la défiscalisation des heures supplémentaires (la base du fameux « travailler plus pour gagner plus ») s’avère un bide social doublé d’un gouffre financier (on commence à en avoir l’habitude me direz-vous).

* pour les salariés, le gain ne dépasse pas plus de 40€/mois

* en revanche, la mesure a représenté un « effet d’aubaine » pour certains patrons qui ont profité de la défiscalisation pour déclarer des heures supplémentaires qui ne l’étaient pas, afin de profiter des avantages financiers correspondants.

* l’effet sur l’emploi a été nul. La France compte toujours aux alentours de 10% de chômeurs. De plus, le nombre de chômeurs inscrit depuis 2 et 3ans a explosé de 29.5% et 18.8%, rendant encore plus difficile la recherche d’un emploi pour ces personnes, car elles perdent leur « employabilité », terme barbare qui signifie que plus on est de temps au chômage, et moins on a eu de chance de trouver un emploi.

* cependant, la facture pour les finances de cette « niche » est amère : 4.5 milliards d’€.

Pour les 2 députés : « A moyen et long terme, cette dépense peu efficace (…) ne manquera pas d’alourdir les prélèvements obligatoires futurs« .

La messe est dite.

Source : Marianne.

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