18 mars 1871 début de la Commune de Paris, 18 mars 2012 marche pour la 6è République

Commençons pas l’actualité

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reprenons la Bastille

Nota : Cars à partir de Bourges me contacter pour en connaitre les détails.

et maintenant l’historique de cette date

Rappel des événements qui précédèrent: 20 avril 1870 nouvelle constitution qui accorde le pouvoir à 2 chambres, guerre de 1870, défaite de Sedan 2.09.1870, proclamation par Léon Gambetta de la déchéance de l’Empire le 4 septembre 1870, Paris assiégée du 19.09.1870 au 28.01.1871 jour de capitulation. Paris, déçu par la majorité défaitiste de l’Assemblée, organise la Fédération des bataillons de la garde nationale, son mot d’ordre « la République, rien que la République au-dessus de tout, même du suffrage universel »., en mars élections du Comité central de la garde. Des bataillons se succèdent à la Bastille pour manifester leur colère. Le 10 mars Thiers s’installe à Versailles la ville des rois…

caricature Thiers
caricature Thiers

Le gouvernement de Thiers a tenté, en effet, d’en finir. Le premier danger est que Paris reste en armes, et, au nom de la République menacée, refuse obstinément de se laisser désarmer. La garde nationale n’a pas que de mauvais fusils, elle possède 227 canons, parqués à Montmartre, à Belleville, au Luxembourg, sur lesquels elle veille jalousement. Au petit matin du 18 mars, Thiers déclenche une opération militaire d’envergure. Elle était mal préparée, les troupes accomplissaient leur tâche sans enthousiasme. Au parc de la Butte Montmartre, la foule, des femmes surtout, s’interpose ; les soldas mettent la crosse en l’air. Les Montmartrois se saisissent de deux généraux, Lecomte et Clément Thomas, les fusillent sans plus attendre. On ne connaîtra jamais les responsables de cette exécution sommaire : leur nom est la foule.

garde nationale élections
garde nationale élections

Ce qui aurait pu n’être qu’un grave incident prend dans la journée des proportions inattendues, immenses. Le tambour bat dans tous les quartiers populaires, l’émeute gronde. Le gouvernement évacue précipitamment la capitale pour se réfugier à Versailles. Dans ce vide subit du pouvoir, il n’existait qu’un seul organisme qui fût capable de mettre quelque ordre, de reprendre quelque peu les choses en mains : le Comité central de la garde nationale. Il est, au soir du 18 mars, maître de Paris, sans du tout l’avoir voulu.

On a parlé de complot, de part et d’autre. Le Comité central en eût été bien empêché, il n’était même pas encore définitivement constitué ; seule une minorité de ses membres intervint le 18 mars. Du côté des insurgés, il n’y eut, comme au 4 septembre, que les blanquistes à agir de façon concertée ; ils surent être là pour prendre possession des centres vitaux de la capitale que venait d’abandonner le gouvernement. Y eut-il ruse délibérée de Thiers, qui n’aurait quitté Paris que pour le mieux reprendre et le dompter ? C’est la légende que le petit homme, qui se piquait d’art militaire, accrédita par la suite. Il est plus probable qu’il céda à un moment d’affolement, prit tout simplement la fuite, malgré les objurgations de plusieurs de ses collaborateurs ; il n’avait pas prévu cette réaction violente de la capitale, et surtout la défection de l’armée.

insurrection 31 octobre 1870
insurrection 31 octobre 1870

Que le 18 mars ne pas une révolution, et à peine une insurrection, rien ne le montre mieux que l’embarras du Comité central au lendemain de sa victoire imprévue. Commence une semaine étrange et incertaine. Le Comité, pour que Paris continuât de vivre, occupais et gérait tant bien que mal administrations et ministères désertés. Mais il proclame très haut qu’il « n’est pas un gouvernement », semble n’avoir eu de cesse que soit trouvée une solution légale à la situation ambiguë qui lui est faite. On parlemente qavec Versailles, par l’intermédiaire des maires et députés de Paris. La ville ne veut que la garantie formelle de la République. Elle ne demande que des élections municipales (on dit aussi « communales », sans qu’il semble qu’on y fasse grande différence), mais exige des « franchises municipales sérieuses ». Les élections, après de longues et confuses palabres, furent fixées au 26 mars 1871. C’est elles qui allaient installer une « commune ».

source : Histoire de la France des origines à nos jours, sous la direction de Georges Duby, Larousse 2009, 1408 pages.

illustrations à partir de documents personnels (Assoc des Amis de la Commune de Paris).

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