Ambigüité du PS depuis septembre 2010 jusqu’aux insurrections d’Egypte et Tunisie

Concernant l’Egypte et la Tunisie il serait bien sûr impossible au PS de ne pas dire son accord avec les insurrections/révolutions en cours dans ces deux pays. Mais je trouve ces accords bien timides. Déjà il y a une ambigüité de départ puisque l’Internationale socialiste soutenait Ben Ali. Nous n’avons jamais entendu le PS être en désaccord avant la décision opportuniste et des plus tardives de se désolidariser de Ben Ali, dont la politique aurait été dans la bonne direction pour le peuple Tunisien d’après Strauss Kahn qui donc n’avait aucune différence avec la droite.Mais surtout son appui n’est pas des plus enthousiaste ces mois derniers. Nous ne l’entendons pas avoir de soutien actif, comme par exemple encourager ces pays à se défaire de la corruption, à faire élire une constituante, à soutenir les opposants qui étaient en exil ou en prison, etc. Pas non plus d’idée suggérée (je ne veux pas dire dicter, mais au moins encourager) pour aller dans un sens non seulement de démocratie mais aussi de meilleure redistribution, d’un programme de mesures sociales, de luttes contre le chômage, de trouver d’autres représentants… Les représentants du PS ne font ni plus ni moins ce que tout état fait ces jours-ci tels Obama ou Sarkozy. Je ne vois pas de différence entre ces différentes positions, qui ne sont que des positions d’états qui ont du mal à suivre (et c’est normal) pour ne pas couper les liens diplomatiques ou commerciaux, c’est tout. Un parti de gauche digne d’une ligne socialiste devrait avoir autre chose à dire vu qu’il n’a pas les mêmes précautions à prendre qu’un état.Ce fut un peu pareil durant les grèves et manifestations qui commencèrent le 7 septembre 2010 et durèrent plusieurs mois, et surtout qui recouvraient bien plus que la retraite. Selon chaque leader (et il y en a un paquet) les accords étaient loin d’être francs et massifs, seulement timides, sans proposition concrète d’accompagnement dans une future application de redistribution des richesses de ce pays 5ème puissance du monde, donc très riche, mais seulement des inquiétudes concernant notre dette toujours répétée finalement de la même manière par l’UMP. Ce n’est pas pour rien qu’a été prise l’habitude de dire UMPS.Nous savons maintenant que si jamais le PS arrivait au gouvernement des mesurettes seraient prises, mais vraiment rien de fondamental, rien pour contrer le libéralisme, pour assainir les finances et les banques de ce pays, rien pour augmenter conséquemment les tranches d’imposition des plus riches. Chacun y va de sa petite idée, dont celle magnifique de Valls de revenir sur les 35 heures.D’ailleurs les sondages commencent à être un peu moins enthousiaste concernant Dominique Strauss-Khan, les Français commenceraient-ils à comprendre le double langage ?

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