Bali : ressentis, comparaisons, 1er bilan pour longs séjours en Asie du Sud-Est – 3

Bali

pré-explications des conditions et du contexte de ma venue à Bali

Mon voyage a Bali s’est fait dans des conditions qui me donnent certaines difficultés pour en parler et pourtant je classe Bali en second dans mes appréciations.

D’une part j’ai entendu parler de Bali depuis les années 1970 et je vis depuis au milieu de souvenirs que l’on m’a rapporté ces années-là : des batiks qui me servent de nappes quotidiennement, un tableau naïf des rizières, des récipients légers des offrandes, des marionnettes. D’autre part je n’ai pas du tout préparé ce voyage qui s’est fait suite à un vol dans ma chambre, pendant mon sommeil, au Vietnam, qui m’a obligé à trouver un lieu où je me sente en sécurité associé à du plaisir et de la découverte.

Quand je suis arrivée à Bali mes fonds étaient au plus bas, je n’avais aucun argent pour bouger à l’intérieur du pays si bien que j’ai atterri à Ubud et que je n’en ai plus bougé.

Je n’ai donc que des photos de Ubud, son quotidien, ses rizières qu’on atteint à pied. J’y ai séjourné deux mois d’affilés un peu repliée sur moi-même, ne pouvant payer des visites de musées, des excursions, des spectacles, des restaurants. Par chance j’ai rencontré et cotoyé des Occidentaux qui faisaient à peu près comme moi pour des raisons différentes : ils y venaient depuis de nombreuses années, ils avaient tout vu, leur seul plaisir était de vivre un moment d’hiver sur place.

Impressions ressenties

Comme je l’ai dit dans un premier billet en arrivant, traversant Denpasar j’ai cru arriver dans une sorte d’Angkor [1. que j’avais visiter l’année précédente et qui m’avait ébloui], un Angkor vivant, actuel. Rien d’étonnant puisque les cultures religieuses (Hindouisme, Brahmanisme) ont des origines communes, des symboles communs, la grande différence étant que c’est dans le quotidien des Balinais qui les vivent avec foi : chaque village contient au moins 3 temples qu’ils entretiennent et fréquentent assidûment, leur (petit) revenu part pour 20 à 30 % dans cette pratique.

Et par moment j’avais l’impression de connaitre Bali depuis toujours (voir plus haut), d’être dans un rêve, il me fallut deux semaines pour me mettre dans la réalité.

Les prix sont un peu plus élevé qu’en Thaïlande, pas de restau des rues fréquentés par les autochtones, la nourriture pèse donc assez lourd dans le budget, compensé par le logement à prix comparable à Chiang Mai (3 ou 4€ pour une chambre avec terrasse, douche chaude et petit déjeuner). Très agréable les Balinais comprennent et parlent l’anglais (à l’inverse des Thaïlandais qui ont un accent imbitable et s’en foutent), il faut dire que le tourisme est la seule économie de l’ïle à part les rizières.

On est harcelé dans les rues, tous les 10 mètres on vous propose un taxi [1. ça aussi m’incitait à peu sortir, je ne le supporte pas], un spectacle du soir [1. chaque soir plusieurs à disposition, toute l’année], une excursion, un chauffeur.

Les Balinais sont tout aussi charmants que les Thaïlandais dans le quotidien, simplement un peu – trop – sur nous au quotidien, pas seulement pour nous plaire, aussi parce que à part la pratique religieuse ils n’ont pas d’autres occupations que nous.

Malgré les petits inconvénients je pense retourner à Bali, cette fois avec un budget moins serré pouvant visiter l’île et vivre mieux le quotidien.

Ma mise en ligne des photos a pris un peu de retard, occupée par le quotidien français, je vais le faire aussitôt cet article paru en les datant de juste avant… donc la série sera juste dessous, à part celles déjà parues plus tôt que vous trouvez dans la catégorie Bali.

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