Les psychorigides savent,
ils savent comment tous les habitants de la planète doivent vivre leur vie. En fait non, car ils n’ont strictement aucune idée de comment on peut vivre ailleurs, à quelques mètres de chez eux, ni même à leur propre domicile : leurs enfants, mari ou épouse, et tous frères et soeurs et cousins.
Enfin quoi tous ces gens-là me donnent des irritations qui sont de l’ordre de l’allergie jusqu’à des maladies plus graves car ils sont des tueurs de vie.
Ils jugent l’autre,
quel qu’il soit, quel que soit son mode de vie, l’autre étant différent de lui, mais il n’en sait rien et – là est le danger – il est sûr de savoir tout sur tout.
Rien de plus dangereux, de plus mortel, de plus pathologique sur toute la famille, le voisinage… et tant que j’y suis sur le monde entier, que ces gens qui ne savent rien, mais ne le savent pas !
Leur esprit est rétréci à eux-mêmes, eux-mêmes qu’ils construisent parfait, qu’ils ne critiquent jamais, aucune capacité à se distancier d’eux-mêmes pour des réajustements au fil du temps de la vie, eux sont dieu irréprochable, que l’autre ayant des défauts ; une grande part d’égocentrisme, aucune imagination sur la vie de l’autre en fait la plupart du temps trop d’imagination construite dans des illusions non accrochées à la réalité. Illusion de la vie de l’autre uniquement jugé sur sa vie propre, aucune autre ne leur vient étant possible. Ils ne sont pas racistes au plein sens de ce terme car ils ne vont pas juger sur la couleur de peau ou de tradition, mais sur ce qu’ils sont sûrs de savoir de leur vie.
Ils vont détruire l’autre,
le plus proche en priorité, par la critique, les mots aimables ne sont pas dans leur périmètre, eux sont les mieux et tous doivent être comme eux, à moins que vous soyez inclus dans leur bulle.
Cette perfection recouvre, si on gratte un peu, une grande faiblesse intérieure. Ce sont des gens extrêmement fragiles, qui s’entourent de certitudes comme de fils barbelés, pour se protéger d’abord d’eux-mêmes.
Un ou des évènements de leur vie oublié d’eux, évènement dont ils ne veulent pas avoir à connaitre et qui les concerne directement. Un fait de leur vie qu’ils mettent à l’extérieur d’eux, ne veulent pas en savoir, fait qui – c’est la base de leur fragilité – s’ils en prenaient conscience pourrait détruire leur certitude sur la vie, événement qui, s’ils lui faisaient face, les reconstruiraient dans la réalité, qu’ils ne peuvent aborder.
Une seule solution pour eux : la dépression nerveuse qui peut casser les protections construites comme des remparts de château fort.
Comment les identifier ? C’est assez simple : ils ont en général une certaine rigidité dans la tenue de leur corps, ils n’écoutent et n’entendent rien de l’autre, aucune empathie pour eux possible, la sympathie pour l’autre qu’ils peuvent avoir n’étant que sur la position sociale ou le titre de l’autre. Conseil : fuyez-les.