De Gaulle convoqua un conseil en 1943 dans le but d’unifier les différents courants de la resistance. Ce conseil prit le nom de « Conseil National de la Résistance » (CNR). Il eut plusieurs influences contradictoires mais aboutit à un résultat : de l’état partout.Le gaullisme fut aussi le rôle éminent de l’état.Les influences étaient d’abord communistes (sous le nom de Front National, usurpé et détourné ces temps-ci), certes car rassemblant le plus grand nombre de résistants, mais aussi des royalistes, des progressistes de toute obédience, des chrétiens démocrates convaincus pour plus d’infos allez sur ce blog.Après différents allée-retour vers Londres le CNR trouva une unité dans un programme qui a de quoi nous faire rêver en ces jours où la mode du libéralisme est d’avoir « plus de liberté » pour les gros d’écraser les faibles en toute impunité et de punir les pauvres de ne pas toujours se laisser faire (ce qui n’est pas nouveau et amena au choix d’alliances années 30 qui nous amena la guerre). En voici les lignes directrices (tiré de wikipédia) que j’assortis des applications concrètes qui y amenèrent et de la comparaison avec les faits actuels :
châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration
- On pourrait comparer la collaboration et des pactes avec l’ennemi avec cette autre forme de collaboration qu’est le laisser-faire en matière de fuite hors des frontières pour éviter la solidarité qu’est le paiement de l’impôt… mais n’empêche nullement de recevoir des décorations nationales
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères
- la liberté de la presse libre … libérée des groupes d’influence…en tous cas pas des groupes qui sous couvert de publicité pour leur permettre de vivre empêchent les journalistes de penser librement, sans s’autocensurer ou sans risquer qu’il soit mis fin à leurs « prestations ».
l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie
- ces temps-ci on se demande sous quelles sortes de ces influences le gouvernement est pour aller prendre des vacances sur un bateau en Méditerranée et un verre au Fouquet’s le soir de son élection et n’en avoir pas honte.
- on pourrait aussi parler de la pensée unique de deux partis qui détiennent tous les pouvoirs et empêchent l’expression d’idées neuves par la non proportionnalité des élections
- loi contre les profits illicites : autrement dit contre le paradis fiscaux… c’est un rêve ? ce fut une réalité
le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques
- Nationalisations : actuellement ce qui appartient à la France est vendu : Edf (en cours de démantèlement), autoroutes, banques (ce serait pas mal que tout ce qu’on leur a donné pour qu’elles ne s’écroulent pas après toutes les erreurs qu’elles commirent, qu’elles nous revinrent comme notre du, alors qu’elles nous mettent dans les plus grandes difficultés présentes et à venir), Renault (privatisé depuis si longtemps), SNCF (c’est pour quand sa privatisation ?), la Poste en cours de privatisation
un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État
- création de la Sécurité sociale pour garantir à tous les soins de sa santé et les revenus minimum pour que sa vie resta digne : ces temps-ci nous irions plutôt vers sa disparition progressive, de plus les pensions de retraite ne permettent plus de vivre et ne va pas en s’arrangeant.
- Loi des 40 heures… bon les 35 heures sont grignotées… mais il faudrait travailler plus pour gagner plus alors qu’on travaille peu à cause du chômage sans notre faute… et le projet des retraites (qui sont des salaires différés) nous promettent de travailler plus pour gagner moins.
- instauration du SMIG : le G signifiant Garanti, le C actuel étant de Croissance … croissance de quoi ? il faudrait nous l’expliquer.
Les applications de ces grandes lignes directrices aboutir à des mesures bien grignotées ou disparues ces temps-ci, en tout cas l’esprit en parait suranné.
Quand de Gaulle revint à la tête de la France on cria à la traitrise pour les uns, à l’espoir pour les autres, c’était une autre époque où la France était une grande puissance coloniale (accord d’Evian juillet 1962 pour l’Algérie, années 60 indépendance des états d’Afrique), avait une influence internationale de par la constante lutte que de Gaulle tint depuis juin 1940 pour qu’elle eut cette place.Il voulut que la politique « ne se fit pas à la corbeille » c’est le cas de nos jours, il fit les grands travaux et encouragea la recherche et l’industrie qui donnèrent : la place du Concorde et de l’aviation française, du TGV, enfin un pli positif à toute l’industrie française à reconstruire et construire après la guerre. Notre industrie peut encore quelque temps tenir le coup… mais plus pour longtemps avec le peu d’attention qu’on lui porte.Enfin nous étions depuis la guerre investi par les troupes des Etats-Unis, de Gaulle les dégagea, on vient de ré-adhérer à l’omni-puissance de l’Otan. Il a du avoir des malaises dans sa tombe.Pour tout cela il faut un état fort, la mode est aux groupes d’influence, à la chasse pour prendre des privilèges, plus de sens de l’état qui ne donne plus l’exemple, à la soumission à des directives de commissions européennes non élues… et après on s’étonne que les Français se dégoutent de l’Europe, à quand un gouvernement populiste ? danger.Je ne me lasserai jamais de me demander à quoi servent les célébrations du passé si elles ne servent à rien pour le présent et l’avenir.