Michel Onfray un chien de garde nouvelle manière

Ce mec m’insupporte depuis un moment. Il vient encore de dépasser les bornes avec son dernier livre que je n’achèterai certainement pas ni ne lirai d’ailleurs. Je l’ai entendu et écouté sur France-Inter à une émission où il était invité (11-12h30).

Il a bavé sur Sartre et vanté dithyrambiquement Camus. Ma position concernant ces deux écrivains/philosophes reste constante depuis les années 60 : je les estime tous deux, pour chacun leur personnalité et leur apport très différent au monde. J’ai toujours été en désaccord sur prendre l’un pour taper sur l’autre. Ils furent amis, ils se fâchèrent… et alors… L’un était pour l’engagement (Sartre) et l’autre non (Camus). Chaque position peut se défendre quoique je sois pour l’engagement, on y prend des risques de se tromper certes plus que quand on reste chez soi.

Et Onfray reste chez lui. Il regarde le monde de haut. De très haut devrais-je dire. Il est raide, il est sûr, lui, d’avoir raison contre tous, il est sûr que lui ne se trompa jamais, ne se trompe jamais, ne se trompera jamais. On appelle aussi ce genre de personne en psy des psychorigides.

Après avoir bavé sur Freud sans aucunement tenir compte de la réalité du vécu d’êtres humains en souffrance, il s’en fout visiblement des dégâts collatéraux qu’il peut commettre, le concret, les gens il s’en fout, sa théorie prime sur le réel.

Lui est contre l’engagement et se l’applique : en ces temps de crise financière, mais surtout de crise de la démocratie en France il ne prend pas position pour quelque candidat que ce soit aux présidentielles 2012. Par contre il est célébré dans Le Point. Proteste-t-il contre ? fait-il un communiqué pour s’expliquer ?

Je cite le Monde Diplomatique :

Plus de trente ans après sa mort, en 1980, celui-ci reste à la fois haï par les modérés héritiers de Raymond Aron, par les avocats inconsolables du colonialisme qui espéraient « fusiller Jean-Paul Sartre » de son vivant, enfin par les nostalgiques du stalinisme qui conservent en mémoire la tendre analogie à laquelle un dignitaire du régime soviétique eut un jour recours pour qualifier le philosophe existentialiste : une « hyène dactylographe ».

Que Sartre ait (…) contrairement à Camus, refusé le prix Nobel ?

(…) Sartre risqua sa vie (son domicile parisien fut d’ailleurs plastiqué).

(…) Il n’est pas absolument certain que Camus aurait apprécié tous les compliments qu’on lui sert depuis quelque temps, de Nicolas Sarkozy (qui voulait transférer sa dépouille au Panthéon — sa famille s’y opposa) aux « hédonistes libertaires »… Il est très probable en revanche que Sartre se serait satisfait d’être, plus de trente ans après sa mort, demeuré à ce point détesté par ses ennemis. Et toujours « non récupérable ».

On trouve aussi toujours dans Le Monde Diplomatique un article sur le rôle des intellectuels de mai 2006… qui reste à lire en l’achetant… voici le préambule :

En 1972, Jean-Paul Sartre explique pourquoi lui, « intellectuel bourgeois », a accepté de prendre la direction d’un journal maoïste, La Cause du peuple, qui « ne s’adresse pas au lecteur bourgeois ».

Des intellectuels s’engagent maintenant pour Sarkozy. Glucksman, Bernard Henri Levy (dont les livres ne se vendent plus, rassurant) en sont les plus voyants. D’autres non : Badiou. Peu l’ose. Dans une société d’ultra communication il est sans doute plus important d’être du bon côté du manche que du côté du peuple.

Pour mémoire je vous rappelle que Zola s’engagea (Dreyfus), Voltaire aussi (Calas).

et voilà les preuves des contre vérités qu’il avance sur Mélenchon

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