À lieu ces jours-ci le festival du soufisme à Fès. Le soufisme m’évoque d’abord ces musiques envoutantes que j’écoutais années 70 (un ami l’a si bien aimé qu’il a gardé la K7 😥 ) ; j’avais fait connaissance de cette culture que je situais exclusivement vers le nord-est de l’Iran ou sud-est de la Turquie. Mais voilà que j’apprends que cette tradition est vivante au Maroc ou en Algérie, et pleine d’autres qualités dont j’ignorais tout à l’occasion de ce festival.Sur le site je lis :
Car l’une des caractéristiques de la voie du Soufisme est de permettre cette articulation si rare entre l’accomplissement d’une transformation de soi et celui d’une transformation collective. Cette interaction entre le personnel et le collectif permet la production d’une culture vivante, qui change avec le temps et les lieux, mais dont le but ultime est d’être l’expression de valeurs universelles.
nous voici donc dans un islam du présent ici et maintenant et non un islam ancré dans un passé révolu datant de Mohammed, de plus universel (comme le veut « les droits de l’Homme » de la révolution française, on devrait pouvoir se comprendre). Il s’agit en plus d’un islam intégrant les femmes, contre le voile (cependant des pays musulmans interdisent la burqa), utilisant l’art (musique et dessin) pour atteindre et parler à l’autre dans la spiritualité. Si vous regardez les intervenants vous retrouvez des connaissances.Prenez le temps de regarder la lente montée du rythme des Derviches Tourneurs (Mevlevi Ayini-3.Selam)un tradition venue d’Iran (musique illustrée de très belles photos) :Et pour finir les Derviches Tourneurs d’Istanbul à Tunis :