Où est passé l’exemple allemand ? parlons de la pauvreté en augmentation dans ce pays

Pendant des mois, nonobstant quelques voix discordantes, nos élites et les chaînes de télévisions (à l’exception d’Arte) furent des thuriféraires de L’Allemagne. Depuis elle s’est « évaporée ».
Et pour cause. Régulièrement Arte montre que l’Allemagne c’est 14 millions de personnes assistées par les différentes Eglises. Ce sont des millions de travailleurs pauvres à temps réduits et payés au mieux 400 € par mois. Les 3/4 n’ont pas choisi le temps réduit et voudraient être à temps plein. Ce sont des milliers de personnes dont les dossiers de frais d’éducation des enfants sont en souffrance pour nombre d’entre eux depuis… mai 2011.
Ce sont aussi des milliers d’emplois supprimés récemment par certains grands groupes et la faillite de la filière photovoltaïque.
Ce sont des grèves répétées depuis des mois pour obtenir des hausses de salaires et une division sociale entre une partie des ouvriers des grands groupes et une large fraction de la population paupérisée. C’est aussi, comme l’a montré un reportage d’Arte, cette déconfiture de la médecine, par exemple à Berlin, digne de la Grèce.
C’est surtout un pays en perdition au niveau démographique, véritable bombe à retardement.
« Last but not least » c’est, au pays de la « vertueuse » Mme Merkel le land de Rhénanie-Westphalie qui est en quasi faillite et les deux länder qui financent tous les autres qui ne veulent plus du système de péréquation.
Faut-il ajouter le scandale de corruption du président de la République qui a lutté jusqu’au bout pour rester au pouvoir (comme dans n’importe quels pays d’Afrique ou d’Asie auxquels nous donnons des leçons de démocratie et de morale publique).
Enfin, lors de la nomination du nouveau président, Mr Gauk, présenté comme résistant au régime de l’ex-RDA, seule Arte a fait état de voix en Allemagne qui ont souligné que sa résistance ne s’était faite que lorsque le mur de Berlin était tombé, c’est-à-dire sans risque, à l’instar de Mme Merkel.
On restait perplexe devant le vide -ou la manipulation- des hommes politiques de tous bords devant « le modèle » allemand, mais la vacuité des médias laissent pantois : leur credo étant l’information, on ne voit que la malhonnêteté intellectuelle pour expliquer le tapage suivi de ce Grand silence.
Daniel Lagraula, Bordeaux (33)

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La France face au modèle allemand
4 Vérités
Prendre l’exemple sur l’Allemagne, parce que le chômage est une des mesures de la mauvaise gestion économique d’un pays ? C’est vrai, mais le plein-emploi avec de nombreux travailleurs pauvres est aussi un indicateur de mauvaise gestion.

Dette et austérité, le modèle allemand du plein emploi précaire

Depuis 10 ans, l’Allemagne poursuit des politiques de flexibilisation et de précarisation du marché de l’emploi et de coupes sombres dans le Welfare State. Au parlement européen Daniel Cohn-Bendit a interpellé Angela Merkel : « Comment est-il possible qu’un pays riche comme l’Allemagne ait 20% de pauvres » [7]. L’ex–soixante-huitard est-il naïf ou amnésique ? Plutôt hypocrite et cynique puisque c’est le gouvernement « rouge–vert » de Schröder qui, entre 2000 et 2005, a introduit l’essentiel des lois à l’origine de la situation actuelle : celle d’un « plein emploi précaire » qui a opéré la transformation des chômeurs et des « inactifs » en une masse impressionnante de « travailleurs pauvres ».

Comment mesurer la pauvreté en France et en Europe ?

Enfin – mais on l’a déjà souligné – la réussite économique allemande (seul pays de l’UE à 15 à avoir vu son taux de chômage baisser entre 2008 et 2010) n’a pas empêché le pays de connaître une aggravation sensible de sa pauvreté. On vérifie donc que de bons résultats économiques n’impliquent pas de bons résultats sociaux ; il est même possible que les bons résultats économiques résultent de la dégradation de la situation des plus mal lotis, les « mini-jobs » et la forte austérité salariale des années 2005-2010 ayant permis au pays de stimuler ses exportations.

Allemagne : des bas salaires pour un quart des salariés

Alors que l’Allemagne débat de l’introduction d’un smic, une étude, publiée mercredi 14 mars par l’Institut de recherche sur le travail de l’université de Duisbourg-Essen, indique qu’en 2010, 23,1 % des salariés, soit 7,84 millions de personnes, touchaient un salaire qualifié de « bas », c’est-à-dire inférieur à 9,15 euros bruts de l’heure, soit les deux tiers du salaire médian dans le pays.

Allemagne : trouver des solutions à la pauvreté des enfants

Les chiffres sont alarmants : à Berlin, plus d’un enfant de moins de 15 ans sur trois dépend des subsides sociaux distribués dans le cadre du programme « Hartz IV ». La pauvreté croissante parmi les enfants et les adolescents a des effets persistants. D’après le cardinal – récemment « créé » – Rainer Maria Woelki, archevêque de Berlin, la réponse au problème est d’abord sociale : il faut « unir les forces sociales » et « trouver ensemble des solutions »

La face cachée du modèle allemand

Un pays qui est socialement explosé : plus d’un emploi sur quatre est désormais à temps partiel contre 17 % en France. La richesse aussi est très inégalement partagée : le taux de pauvreté atteint 14,5 % contre 13 % en France. Même en absence de salaire minimum en Allemagne, 6,5 millions de salariés sont payés moins de 10 euros brut de l’heure. La transformation de bon nombre d’entre eux en travailleurs pauvres réduit le nombre officiel de chômeurs mais ne favorise pas la création d’emplois. L’Allemagne n’est pas l’exemple à suivre pour la société française car la casse du modèle social sévit depuis les années 2000.

… il suffit de lire les médias on peut trouver pleins d’autres exemples et dénonciations.

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