Parti national-socialiste : programme et politique sociale

Je fais la distinction entre programme et politique car il y eut un programme, puis une politique appliquée fort différente de l’annoncé avant l’arrivée au pouvoir, le programme lui-même évoluant au fil des alliances et aides des grandes banques et industriels à Hitler. Il s’agit ici du social, l’économique viendra dans un autre billet.

Programme

Le travail est envisagé comme un devoir, contradiction avec un énorme chômage, aussi il sera envisagé le service du travail obligatoire (voir plus bas).

Participation aux bénéfices, qui fut supprimé car elle aurait entrainé la participation aux pertes. Il fut donc envisagé de plutôt faire baisser les prix de vente.

Le programme de 1920 menaçait la grande propriété agraire, qui en 1928 fut réduit « aux biens fonciers acquis de manière illégitime » autrement dit aux possessions juives

A son origine le programme veut défendre la classe moyenne (employés des grands magasins, petits exploitants, entreprises libres et indépendantes « mieux que de grandes fabriques« ), mais sans l’alliance de Hitler avec les industriels et grands agrariens il ne serait jamais parvenu au pouvoir…

… aussi ce qui resta du programme social fut l’assistance aux vieillards

Concernant la santé il est préconisé de faire du sport ; l’enseignement doit être expurgé de tout « l’inutile » (comme les langues étrangères), et doit porter l’accent sur la formation du caractère, de l’éducation physique, retour à la « l’idéal hellénique ».

Religions : liberté dans la mesure où elles ne viennent pas en contradiction avec « le sentiment moral de la race germanique« , il est défendu un « christianisme positif » sans précision sur le sens de ce « positif« .

Politique sociale du parti national-socialisme au pouvoir

Le 2 mai 1933, SA et SS occupèrent les bureaux des syndicats. Leurs biens (184 millions de marks) furent saisis et transférés au Front du travail qui groupe obligatoirement tous les employés et employeurs, soit 20 millions de personnes. Il gère les assurances sociales, les coopératives, les banques de crédit ouvriers. Son but avéré est de supprimer l’esprit de la lutte de classe en associant patrons et ouvriers à une oeuvre commune. Les délégués sont choisis sur une liste proposée par la direction.

L’ « honneur » du travail interdit la grève. Toute infraction est jugée par des tribunaux du travail : un employeur peut se voir retirer son entreprise et un employé expulsé de son travail. Il est aussi veillé à ce que les employés n’empiètent pas sur les droits de la direction.

Il va tout organiser dans la vie des salariés : loisirs (théâtre), vacances, sports (jeux olympiques), le tout financé par les fonds « transférés » des anciens syndicats.

Les services d’assistance vont être financés par des collectes… en fait impôt forcé.

Service du travail – fondé le 1er mai 1934, il devient obligatoire le 25 juin 1934, il dure 1 année. Chaque région comporte plusieurs camps de travail.

Son but est de développer l’esprit de communauté, d’instruire la jeunesse. Les tâches sont : construction de routes, défrichements. Il va réduire le chômage par les grands travaux qu’il va permettre (la construction des autoroutes par ex.) à moindre frais.

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