Ce billet est dans le cadre de l’affaire de la femme non vierge à son mariage sujet pour lequel j’ai déjà écrit 2 notes.Il faudrait parler de la loi dans sa généralité :
Qu’est une loi ? : une loi est d’abord issue de la coutume. Toutes les premières lois ont été faites sur cette base, toutes les lois en exercice sont fonction de la coutume.
Qu’est la coutume ? ce sont les moeurs exercés par une collectivité formée dans un pays ou un collectif de pays (Europe) ou de continents (Asie, Afrique, Amériques). Nous sommes dans une civilisation au XXIème siècle fort différente de l’Antiquité, de la Renaissance, et les moeurs ont partout changé, évolué. Par exemple durant l’Antiquité l’esclavage était la norme, il nous choque actuellement et ce partout dans le monde.
Dans un pays démocratique comme la France, les lois sont votées sur proposition [1. – du gouvernement composé de ministres, d’un collectif de députés, par pétition des administrés, nous] par deux assemblées en aller/retour : la Chambre des députés et le Sénat, les députés et les sénateurs, chacun élus – en France – dans une suffrage direct ou indirect (par intermédiaire).
Jusqu’en 1945 nous les femmes n’avions pas le droit de vote. Comment cela a-t-il changé ? par une loi. Comment cette loi est-elle venue devant l’Assemblée des députés ? Par pression de l’opinion. Celle-ci se fit en plusieurs étapes. Déjà, celles qu’on nomma, en Angleterre les « bas-bleus » se battirent depuis la fin du XIXe pour réclamer un droit qui leur semblait indispensable. Elles firent des meetings, des sit-in, des empêchements de toute sorte pour faire changer la loi, elles gagnèrent, bien avant les Françaises.
Chez nous un mouvement moins virulent vint freiner une loi qui fut présenter dès les années 1930, mais les députés la votaient pas les sénateurs, l’opinion française n’avait pas l’air décidé. Il fallut attendre la Libération et de Gaulle qui pensa que les femmes dans leurs actes durant l’occupation avaient mérité d’être comptées à part entière, nous eûmes ce droit donc tardivement (les Turques l’ont eu années 1930).
Concernant notre corps ? notre choix de vie ?Il en fut à l’identique, pression de l’opinion et surtout des moeurs. Les femmes partaient qui en Suisse qui en Angleterre se faire avorter, une pétition publique de femmes célèbres qu’on nomma les « salopes » déclarèrent publiquement au risque de se voir mettre en prison, avoir avorter ; puis vint le MRAP qui fit des avortements clandestins en toute sécurité médicale, contre la loi, chez des femmes médecins, infirmières ou rien juste par bénévolat, conviction. Et nous gagnâmes… je ne vais pas faire ici toute l’histoire de la conquête de l’autonomie des femmes qui se fit dans le sang le plus souvent.Parlons d’un autre exemple : actuellement les OGM. vous pouvez constater qu’il y a divergence entre l’opinion française et les lois européennes, les français traînent du pied à faire voter et appliquer sur le territoire français une loi qui permet les OGM au niveau européen. Pourquoi ? Parce que les Français sont en grande majorité contre les OGM, et les aller/retour de notre président sur la question amène grogne.
D’autres exemples : les grèves, à quoi servent les grèves ? à protester contre une loi, la dernière en date fut le CPE qui amena des milliers de manifestants dans les rues 3 mois durant, le gouvernement Villepin recula et annula la loi.Le primier principe d’une loi est : si elle est mauvaise il faut la changer, et c’est le cas de l’article 180 du code civil >>>>>>>>> il faut le changer !