Ça va mal sur ce que le monde entend de Sarkozy et ils entendent bien. Et c’est pas n’importe qui.
C’est au réveil ce matin qu’au saut du lit, mes yeux voyant à peine le jour clairement j’allume France Inter et j’entends ça (bon faut être un peu patient après le titre qui nous met l’eau à la bouche)
C’est un titre qui fait sauter quand même : tiens eux aussi ils entendent bien ? C’est pas que moi extrême gauchiste attardée, rêvant encore à un changement de monde, (franchement est-ce encore bien raisonnable à mon âge ?)
à 2 mn 13 j’entends ceci dont voici la vidéo
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=omLQsb52uWE[/youtube]
et lui c’est pas un gauchiste en plus c’est même un mec de droite, Guy Verhofstadt, on le trouve dans Le Vif.be
alors je cherche aussi l’origine du Wall Street journal et je trouve : d’abord en french c’est bien pratique puis en V.O. écrit. En substance il est dit que refuser les immigrés est un aberration économique, je vous l’ai démontré récemment dans un article pleins de chiffres à l’appui : qui va payer nos retraites ? eh la mémé qui vote FN ou Sarko, c’est pareil, tu risques de te retrouver sdf incessamment sous peu sans eux. Je traduis à ma manière :
C’est un sentiment totalement imbécile, pas seulement pour les opinions épouvantables que ça révèle, mais surtout pour l’état providence exemplaire qu’est la France, bien que son taux de natalité soit bon, la France à besoin des immigrés pour avoir une main d’oeuvre active qui va payer ses retraites. C’est tout le contraire qu’il doit faire : faire tout son possible pour que les immigrés soient bien intégrés et soient heureux sur le sol de France. Sarkozy est un imbécile… enfin il est plus poli que moi.
et si on revient un peu en arrière on trouve le Mail online qui titre : Austérité ? pour qui… ah non ils disent autrement :
Austerity, moi? Nicolas Sarkozy spends £10k a day on food and keeps 121 cars under his palace.
En bon français ça donne que NS il dépenserait 10 mille livres par jour de bouffe et utilise 121 voitures pour sa petite personne (il fait comment pour se couper en 121 morceaux ? je comprendrais jamais ce que les riches font de leur fric). Ça c’était en février 2012, donc hors budget campagne officielle électorale donc à nos frais de contribuables en plus de la campagne normale.
et on finit par retrouver des trucs un peu passés inaperçus (on a beau être partout on n’est pas assez vigilant) c’était une émission d’Arte en décembre :
C’est un portrait atypique de Nicolas Sarkozy que propose le documentariste et photographe William Karel. Un portrait brossé par les correspondants de la télévision et de la presse écrite étrangère en poste à Paris. Dix-huit d’entre eux se prêtent au jeu, et le résultat est surprenant.
« Nous avons fixé une quinzaine de moments forts du quinquennat, du bling-bling aux dérapages, du discours sur “l’homme africain” à la laïcité, les Roms, le printemps arabe, les relations avec Angela Merkel et Barack Obama, la candidature du fils Sarkozy à la tête de l’Epad », explique le réalisateur.
Les mots qui décrivent Sarkozy, bien plus critiqué hors des frontières qu’il ne l’est par la plupart des grands médias en France, sont parfois durs, souvent drôles. « Pour dire vrai, je ne pensais pas que ce serait aussi virulent. Finalement, les journalistes étrangers ont tellement cru au changement, à la rupture, que certains disent avec le recul qu’ils ont honte de leur naïveté de l’époque », raconte William Karel.
Nourri d’images d’archives, de photos et d’extraits d’articles de journaux, Looking for Nicolas Sarkozy est moins un portrait qu’une véritable critique politique. En filigrane, le documentaire est aussi une critique des médias. Un film qui doit « rafraîchir les mémoires, à quelques mois des élections », espère son réalisateur.