Et dire que ça a eu le prix Goncourt. Je crois bien que j’ai toujours évité les prix quelqu’ils soient. Durant les années 70/80 quand j’étais libraire, que les gens prenant un prix avec une bande rouge en général ils ne me demandaient pas ce que j’en pensais… j’aurais eu du mal à leur dire… si vraiment ils voulaient savoir ce que j’en pensais… avec hésitation je finissais pas leur conseiller autre chose et si le client paraissait plus curieux je finissais par lâcher le morceau : évitez les prix. Ils étaient déjà donné par intérêt financier parce que tel groupe voulait favoriser tel ou tel éditeur. Rien n’a changé. Vous voyez souvent des petits éditeurs avoir un prix ? ça arrive… mais si peu souvent.Pour en venir au sujet – le livre – je l’ai trouvé sur une étagère peu fournie en livres français à Chiang Mai. Je me suis dit « après tout tout le monde en parle en bien, ils ont même fait un film je crois » . J’ai essayé vraiment. J’en ai lu les 2/3. Déjà à la 50 ème page je peinais… j’ai de la constance quand même j’ai du aller jusqu’à la 300/400 è sur un total de +600, puis je viens de le fermer : j’en peux plus.Que de la maladie à longueur de page. C’est comme ces vieilles bonnes femmes de mon âge qui n’ont qu’un sujet de conversation : leurs douleurs, maladies, médocs en tout genre.La vie c’est autre chose. Il y a des choses plus graves que les bobos ordinaires de la vie, du corps : les vraies maladies, les vrais chocs traumatiques, les dépendances. L’important c’est de vivre à plein bras, d’avancer, de prendre son pied à un paysage, un contact humain, un sourire, une paix, une rencontre.Alors ce livre c’est à se demander pourquoi les Français ont aimé ce livre ; ils ont du s’identifier je suppose ; pas moi, impossible.