La début de la déroute se fit fin 1998 (chômage depuis début années 90 dont je parlerai une autre fois). Je ne le réalisais que quand je reçus en grand nombre, quelques mois plus tard, les réclamations pour impayés. Je sentais le danger arriver à grand pas, le seul moyen que je connaissais (et que j’ai toujours employé) était qu’il suffisait que je me batte pour le détourner. Ce que je fis. J’employais successivement 3 moyens, aujourd’hui le premier.
1- contrat de travail foireux
Je mis des annonces dans les journaux locaux. J’avais en effet les souvenirs positifs de ce genre d’annonces quand on n’a aucune relation. De plus il me semblait que me mettre en situation de proposition est plus positif que d’être en situation de demande. Je tournais ainsi mes annonces.J’eus en effet des propositions. Mais curieuses. L’un d’entre eux me proposait de m’associer. Il me proposait d’investir dans son entreprise. Malentendu que je n’osais dissuader. Dans ces cas-là on a honte de ne pas avoir le fric. Finalement cela me protégea de perdre si j’avais eu. Il s’agissait entre autre de racheter un fichier et des relations dont j’ai oublié le but. Il employa aussi d’autres moyens, dits de séduction, auxquels je restais froide mais non dupe.
Finalement se présenta un vrai contrat de travail. Il était architecte en cours de transfert, hébergé pour son bureau chez une amie. L’entretien se fit « à mon profit » il me fit un contrat en bonne et du forme. Ouf je l’avais échappé belle.Cependant il n’avait plus le droit de conduire ou plus de voiture pour réparation, j’ai oublié, et me demandait de le conduire dans ma voiture (pas question que qui que ce soit la conduise à ma place) de commune en commune pour consulter les POS (Plan d’Occupation des Sols), j’avançais les pleins qu’il me rembourserait en me payant fin du mois d’essai. Début du branchement sur le net je cherchais son n° d’inscription (sur son papier à en-tête) en tant qu’architecte sur divers sites. Introuvable. Par son nom. Idem. Mais la non réponse n’était pas forcément à soupçonner, peut-être une erreur par oubli ou mauvaise formulation de ma part.Nous voila parti, contents l’un et l’autre, pour trouver des occasions (1) de projet de construction. Je restais dans ma voiture la plupart du temps durant ses consultations.La nature du Gard et de l’Hérault est belle, c’était agréable. Il payait le restau du midi, par chèque.Au bout de 2 ou 3 semaines un coup de fil d’une gendarmerie chez moi. Surprise. Ils me questionnent sur cet homme pourquoi, comment je le connais. J’explique et renvoie les questions : pourquoi ces demandes ?Là j’apprends que ce monsieur est recherché par eux depuis plusieurs années. Ils l’ont repéré pas les chèques aux restau… bien que pas à son nom… car piqués à la fille chez qui il est hébergé, elle-même au RMI… qui vient de porter plainte pour impayés. Je ne le revis jamais. Je communiquais à plusieurs reprises, sans plus, avec la fille autant qu’avec la gendarmerie.Je ne recevrais ni salaire, ni surtout les remboursements de mon essence.Je passais à la recherche d’un autre moyen de m’en sortir. Suite 2…_____________(1) qui est le mot français, opportunité qui a envahi tous nos médias est un anglicisme