Vous connaissez ce titre, c’est un livre de Guy Debord qui fut en avance sur son temps. A l’époque on avait du mal à comprendre ce dont il parlait car il était en avance sur son temps il était déjà dans le notre.La première citation qu’il fait est de Feuerbach, source du marxisme autant que Hegel, qui se consacra à combattre le christianisme :
« Et sans doute notre temps… préfère l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité, l’apparence à l’être… Ce qui est sacré pour lui, ce n’est que l’illusion, mais ce qui est profane, c’est la vérité. Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l’illusion croît, si bien que le comble de l’illusion est aussi pour lui le comble du sacré«
et Debord poursuit
« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.«
Une des raisons de nos hésitations est ce spectacle qui nous est offert tout n’est qu’illusion et rapidité. Il faut aller vite, jamais n’approfondir de peur que le spectateur ne change de chaine ou de longueur d’onde. Nous sommes dans une société du zapping.
