Cette opération n’est pas toujours bien menée, d’autant que la fillette se débat. Il arrive qu’un coup de couteau maladroit ou une exploration malhabile transperce la vessie ou défonce le rectum. Si la fillette s’évanouit, la mère lui souffle, pour la ranimer, dans les narines de la poudre de piment.La fillette se met à hurler : certaines fois elle se coupe la langue (…) Si la langue sort, (on) lui jette de la poudre de piment (…) A ce stade, l’enfant, épuisée cesse généralement de crier mais est prise de convulsions.(…)Il faudra immobiliser ensuite les cuisses de la patiente au moyen de cordes en poil de chameau. Ce garrot est solidement fixé de la ceinture jusqu’au pli du genou. La fillette, portée sur une natte demeure étendue un quinzaine de jours. Durant cette période ses excréments stagnent évidemment sous elle.(…)On imagine le calvaire qu’est la cicatrisation, les douleurs réveillées par le passage de l’urine, l’obligation de dormir et marcher un coussin entre les cuisses pour ne pas comprimer la vulve boursouflée, grossièrement recousue et qui deviendra une cicatrice hideuse.
La très riche innervation locale souligne le caractère extrêmement douloureux de la clitoridectomie, la possibilité en cas de section malheureuse d’hyperesthésie locale, persistante (…) analogue aux douleurs du moignon
avec douleur fulgurante à chaque émission d’urine.(accouchement : )
(…)L’enfant né, on verse sur le sexe de l’eau presque bouillante, ce qui provoque d’énormes cloques.
Il n’est pas rare que l’opération déclenche une septicémie, une hémorragie irrémédiable ou qui entraîne une anémie, la césarienne est le plus souvent indispensable, mais ces conséquences sont attribuées au mauvais sort, au mauvais esprit, au mauvais oeil, à la fillette-femme elle-même jamais aux auteurs.Psychologiquement les femmes deviennent mélancoliques, cruelles, sadiques, sans tendresse pour leurs propres enfants, impassibles devant leurs enfants (ce qu’elles sont pendant l’opération y assistant pour vérifier qu’elle est bien menée), sans affectivité, jalouses et envieuses.Durant les premières nuits du mariage les femmes poussent des hurlements car le mari les pénètrent à vif après les avoir ouvertes avec tout objet coupant (couteau, verre), les « honorant » souvent pour être sur que la plaie ne se referme pas. Ils doivent parfois la maitriser physiquement si elle est récalcitrante. La femme doit être totalement soumise à son mari, plus de personnalité physique ou morale, elle n’existe que pour son plaisir à lui. On ne peut d’ailleurs que penser que ces hommes ne sont que des sadiques vicieux… rappel : presque 100 % (chiffre de 1980) subissent ces excisions sous peine de ne jamais trouver de mari.les citations sont tirées du livre le viol des viols, par Pierre Leulliette, Robert Lafont 1980Rajout le 30/10/09 : une commentatrice nous informe de l’action de clitoraid qui peut opérer les femmes…allez visiter