Je dois d’abord parler de ma nullité : je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur avant :ermm: . Quand il a prononcé le mot utopie, et pas qu’une fois, forcément ça fait tilt pour ma génération, nous sommes la génération de l’utopie des années 60/70 et notre procès est permanent depuis et s’accentuerait même au fil du temps, alors un monsieur qui en a fait son « fond de commerce » chapeau bas. D’autant qu’il a l’air sérieux, pas hippie, papillons et petites fleurs, et même plutôt il raisonne car il est philosophe politique à Jussieu et enseigne.Ce que j’ai plus ou moins compris c’est que l’utopie serait inhérent à la démocratie si on veut qu’elle vive.Mon prolongement personnel serait de dire que ces temps-ci elle aurait plutôt tendance à faire d’immenses pas en arrière avec des références qui nous replongeraient dans des années noires de la montée des fascismes ou du nationalisme français (Mauras, Pétain), années de peur et de fermeture à l’autre différent, il faut que l’Humain travaille en permanence sur lui-même pour lutter contre cette peur presque naturelle s’il ne fait pas appel à sa raison.Cette utopie qu’on nous reproche nous en aurions bien besoin ces temps-ci. Lorsque la nouvelle génération est trop terre à terre, accrochée au réel sans espérance sur un avenir qu’elle a envie de construire tout tourne au pessimisme, l’énergie se transforme en violence quand elle est inemployée à construire un futur.Il dit avec justesse que le Stalinisme empêcha toute utopie par l’effet de sa toute puissance qui empêchait toute innovation. Alors si on arrêtait de nous accuser de tous les maux (je rappelle ici que le Goulag fut une invention du Tsarisme et servait à deux choses : éloigner les opposants et peupler l’immense Sibérie) des dictatures du XXè dites « de gauche »… Nous sommes coupables d’avoir rêver à un monde meilleur, là est notre péché, et ça pourrait bien être le péché de la nouvelle génération de ne pas y rêver lui-même, nous le saurons dans une trentaine d’années.C’est sans doute pour ça qu’un blog à pris ce si joli nom : rêver de nouveau.[dewplayer:http://www.penseelibre.fr/wp-content/uploads/2010/08/miguel-abensour-07-aout-2010.mp3]Libération a fait un article assez fouillé