Voilà je continue à vous exposer le raisonnement de Jacques Généreux (prof à Sciences Po) concernant l’économie et particulièrement ce que le gouvernement nous serine quotidiennement. Ici je commence une série de 4 points en quatre chapitres que j’appellerais les fausses-évidences.
On nous dit :
L’épargne accumulée par les riches finance les investissements et le développement économique, grâce auxquels l’emploi et les revenus de tous peuvent progresser.
Les faits :
L’épargne des riches n’est pas la cause du développement économique mais sa conséquence.
C’est le travail qui constitue la source du produit et du revenu d’une nation. Le travail engendre la production et le revenu ; la partie du travail qui n’est pas consommée constitue une épargne disponible pour des investissements. Ces investissements productifs se feront plus facilement si la croissance globale de l’économie est soutenue.
Qu’est-ce qui soutient cette croissance ?
- le travail+le capital ne sont que pour 1/3 dans cette croissance
- Le progrès général est largement imputable à la politique générale de l’état (l’état c’est nous) :
- l’éducation
- la santé
- infrastructures (routes, communications)
- la recherche
- la stabilité politique
- la réduction des inégalités sociales
- la démocratisation de l’accès au crédit
- … soit tout ce que le citoyen apprécie dans sa vie quotidienne et demande : les services collectifs financés par l’impôt
On peut donc prévoir un avenir sombre à une nation qui réduit la part destinée aux travailleurs et aux biens publics pour accroitre celle des profits pris par une minorité.
Si en plus cette société libère et encourage toutes les formes de spéculations pour faire d’énormes plus-values qui ne créent rien (ni ne crée d’emploi), ces perversions engendrent des crises… soit exactement le contraire de ce qu’on nous répète.
Ce pouvoir ne travaille qu’à l’enrichissement d’une minuscule minorité (oligarchie) et se fout totalement de notre nation.
à suivre : à qui devons nous le progrès social ?
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NB : ce qui précède est une adaptation des pages 89, 90 et 91 du livre La Grande Régression, Jacques Généreux, éd. du Seuil, octobre 2010, à laquelle j’ai intercalé mes réflexions propres.